C  O  M  M  U  N  I  Q  U  E  S

25 juin 2016 : Rapport annuel du collectif laïque

Le rapport du collectif laïque 2014-2015 avait été rédigé sous le coup des assassinats de janvier 2015. Estimant qu’à travers les victimes étaient visés « les principes mêmes de notre République laïque », il saluait le sursaut salutaire du 11 janvier, et appelait à un renforcement de la laïcité qui ne soit pas qu’un effet d’annonce, tout en rejetant les amalgames racistes.

Les 13 novembre 2015 en France et 22 mars 2016 en Belgique nous ont fait basculer une nouvelle fois dans l’horreur, montrant que la portée de l’épisode précédent n’avait pas été comprise : cette barbarie organisée se réclame sur notre sol de l’agression menée en Syrie et en Irak par un « Etat islamique » autoproclamé. Qu’elle utilise des ressortissants Français ou Belges, ayant suivi des cursus scolaires dans nos pays, doit nous interpeller.

Le Collectif laïque s’est toujours refusé à confondre les assassins ou leurs complices avec l’ensemble des habitants de confession ou de culture musulmane, qui aspirent à vivre en paix. Il dénonce avec vigueur les amalgames racistes et xénophobes de l’extrême-droite. Pour autant, il ne peut que rappeler la position exprimée dans son rapport 2015 :

La fracture sociale, pour importante qu’elle soit, et contre laquelle la République doit lutter sans relâche, ne saurait servir de justification, même sociologique, aux déchirures culturelles et politiques.

En revanche, le déni face aux tensions créées par des comportements et revendications communautaristes sert en retour la montée de l’extrême-droite.

Si la République a une « responsabilité », c’est bien de promouvoir et de mettre en pratique ses principes, au premier rang desquels la laïcité.

Le Collectif constate que ses réflexions et propositions n’ont pas été entendues par les Pouvoirs publics, malgré les paroles officielles prononcées. Cette année, sur la totalité des dossiers mettant en jeu la laïcité, rien n’a évolué. Les initiatives annoncées sont restées sans effet réel sur le terrain. D’autres sujets sont apparus.

Plus grave, aux approches de l’année électorale 2017, des divergences se sont manifestées entre membres de l’exécutif sur des sujets comme la prétendue « islamophobie », le port du voile à l’Université ou la mode islamique pour les femmes. Le présent rapport salue certaines prises de position que nous approuvons.

télécharger le rapport 2015-2016 du collectif laïque

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9 septembre 2015 : Salon Musulman de Pontoise

NON aux FANATISMES RELIGIEUX !

Hall Saint Martin Dimanche 13 septembre à 15h

 

Manifestons notre opposition aux atteintes aux principes républicains de liberté, d’Egalité et de Fraternité !

La Mairie de Pontoise et le Préfet du Val d'Oise resteraient indifférents à l'antisémitisme et l'incitation au viol des femmes non voilées ? 

Ce week-end au parc des Expositions de Pontoise, se tiendra la troisième édition du Salon musulman du Val d'Oise, dédié à "la femme musulmane". Aux sympathiques espaces Shopping, Vie active et Cuisine s'adjoint un programme de conférences réunissant des prédicateurs fondamentalistes aux discours pour le moins virulents.

Rachid Abou Houdeyfa, imam de la mosquée de Brest, proche du Collectif contre l'islamophobie en France, enjoint sur les réseaux sociaux les femmes musulmanes à porter le voile "islamique" sous peine d'encourir les feux de l'Enfer dans l'au-delà, et des agressions sexuelles en ce bas-monde: "Si la femme sort sans honneur, qu'elle ne s'étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là."


Nader Abou Anas, imam de la mosquée Al Imane du Bourget et président de l'association D'Clic se référant notamment à Ibn Taymiyya ("source d'inspiration tant pour les salafistes quiétistes non politisés et opposés à la violence que pour les djihadistes qui cherchent des justifications idéologiques à la violence de leurs actions"), explique le plus sérieusement du monde que "la femme (...) ne sort de chez elle que par la permission de son mari" et que si elle refuse d'accomplir le devoir conjugal sous l'injonction de son époux, "les anges la maudiront toute la nuit". 

Hatim Abou Abdillah, imam de la mosquée As Salam de Maisons-Alfort, promet aux femmes coquettes et parfumées, gracieusement nommées "fornicatrices", un "châtiment atroce".

Éric Younous considère que les juifs sont punis par Allah, tandis que Mehdi Kabir considère les "mangeurs de porcs" comme "les gens les plus sales".

Cette édition du Salon musulman du val d'Oise devrait donc, selon toute logique, être rebaptisée "Salon fondamentaliste du Val d'Oise", car l'on ne sache pas que l'ensemble des musulmans français adoptent les points de vue de ces prédicateurs.
 

Aussi, l’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise appelle à un grand rassemblement devant le Hall Saint Martin Dimanche 13 septembre à 15h afin de manifester notre opposition à ces attentes aux principes républicains de liberté, d’Egalité et de Fraternité !

 

Laurence Marchand-Taillade

Présidente


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9 septembre 2015 

Veuillez trouver ci-dessous le Courrier envoyé ce jour au préfet afin de demander l’interdiction de monter à la tribune de certains des intervenants que l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise juge dangereux pour nos valeurs républicaines.

Monsieur Le préfet,

 J’attire votre attention sur le salon musulman qui se tiendra les 12 et 13 septembre 2015 au parc des expositions de Pontoise.

En effet, l’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise souhaite vous alerter sur le caractère fortement controversé des invités à la tribune, dont les discours sont loin d’être en accord avec les valeurs républicaines dont notre pays est porteur.

Parmi ceux-ci, certains prônent la soumission de la femme, le viol et le racisme.

Ces discours, si nous les laissons se propager sont de véritables incitations à la violence et contribuent largement à la radicalisation de ceux qui les entendent.

Il nous parait donc être de votre responsabilité d’intervenir afin de faire interdire ces prédicateurs dangereux pour le vivre ensemble et la République Laïque.

Veuillez croire, Monsieur Le sous-préfet, en l'expression de nos salutations les plus respectueuses.

 

Laurence MARCHAND-TAILLADE

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31 juillet 2015 : Jean-Louis BIANCO s'en prend aux défenseurs de la Laïcité !

Jean-Louis Bianco signe une lettre pour le moins surprenante.

Le président de l’observatoire de la Laïcité missionné auprès du premier ministre, se plaint d’une potentielle  confusion entre l’Observatoire de la Laïcité et l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise » et demande à sa présidente-fondatrice, Laurence Marchand-Taillade « de bien vouloir modifier le nom de cette association ou préciser le statut précis de celle-ci lors de prises de positions publiques ».

Nous sommes d’autant plus surpris que cette lettre ait été communiquée à la presse, sans que nous ayons été informés de cette démarche.

Nous rappelons que l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise est un cadre associatif, régulièrement immatriculé en Préfecture du Val d'Oise. Qu'aucune antériorité n'a été révélée  dans l'étude préalable au dépôt des statuts. 

L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise ne prétend, nullement, appartenir à la mission ministérielle, injustement qualifié d'Observatoire, que Monsieur Bianco a dépouillé de toute sa substance par ses actions et ses déclarations souvent sans consultation préalable de  ses membres siégeant, avec lesquels nous entretenons d'excellents rapports.

Cette mission près du Premier Ministre a été promulguée postérieurement à notre création,  en 2013. Elle ne satisfait nullement au cadre de mission initial compte tenu des atteintes violentes et constantes dont fait l'objet le principe de Laïcité.

Par ailleurs, « nous nous étonnons d’une telle démarche, alors même qu’il existe plus d’une douzaine d’observatoires de la Laïcité sous statut associatif en France, dont certains que nous avons parrainé (Haute-Garonne, Essonne, Hauts de Seine, Vendée). De surcroît, Monsieur Bianco réagit tardivement, étant donné que son rapport d’activité 2013/2014 liste certaines associations du même type que la nôtre et relève déjà l’action de l’observatoire du Val d’Oise » (page 59). Il nous est permis de croire que Monsieur Bianco agit sur service commandé puisqu'il y a quelques mois, il acceptait de parrainer un Observatoire de la Laicité  en Vendée, sous statut associatif adhérent à notre charte interne.

Une action plus constructive, aurait été de proposer une dynamique collaborative susceptible de renforcer la défense de ce principe fondamental à l'œuvre de notre pacte républicain. Il semble, cependant, que notre compréhension du principe de Laïcité demeure peu compatible, en période électorale, avec celles de certains de ses amis, pour lesquels monsieur Bianco nous demande de nous saborder.

Aussi, nous ne changerons pas le nom de notre association, continuerons nos actions de terrain et lui proposons, s’il le souhaite, de lui rendre régulièrement un rapport sur nos observations ainsi que nos préconisations.

Laurence Marchand-Taillade

Présidente 


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3 juin 2014 : ARGENTEUIL : Observatoire de la Laïcité / Equipe Doucet : 1-0

 

L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise a dénoncé et attaqué, seul, au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, la délibération validant la création d’un conseil du culte à Argenteuil, en date du 3 décembre 2012, par l’ancienne majorité menée par Philippe DOUCET.  

Ce jugement du  27 mai 2014, qui fait suite à l’audience du 15 mai 2014, nous donne toute satisfaction puisqu'il est bien donné acte que la commune d'Argenteuil a abrogé la délibération que nous avions contestée, et parce que nous l’avions contestée, pour la remplacer par une autre.

Par ailleurs, la commune d'Argenteuil a été condamnée à payer à l'Observatoire de la laïcité du Val-d'Oise, au titre de l'article L 761-1 du Code de justice administrative, une somme de 800 €.

« Je me réjouis d’un verdict qui justifie la démarche de l’Observatoire contre les agissements contraires aux valeurs de notre République de l’ancien maire d’Argenteuil. Ce jugement nous conforte dans notre rôle de seule organisation locale en mesure de promouvoir et défendre les valeurs laïques dans le département. J’espère que M. MOTHRON proposera rapidement à Pierre LE GALL, notre représentant local, de siéger dans le conseil du vivre ensemble afin de restaurer la place de la Laïcité au cœur de la ville d’Argenteuil et de ses instances » souligne Laurence Marchand-Taillade, la présidente de l’Observatoire.

 

Laurence MARCHAND-TAILLADE

Présidente

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23 mai 2014 : COMMUNIQUE DE PRESSE : PORT DE SIGNES RELIGIEUX LORS DES SORTIES SCOLAIRES

L’observatoire de la Laïcité s’étonne des polémiques créées par les mères voilées d’Argenteuil qui souhaitent accompagner des sorties scolaires.

 

Des mères d’Argenteuil ont manifesté ce jour leur colère de ne pouvoir accompagner leurs enfants, voilées, lors de sorties scolaires.

 D’abord, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise rappelle qu’accompagner « son enfant » en sortie scolaire n’est pas un droit. Les enseignants ont tout loisir de choisir l’accompagnateur, ils sont responsables des groupes classe dont ils ont la responsabilité sur le temps scolaire.

 Par ailleurs, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise tient à rappeler quelques fondements qui semblent oubliés par ces mères :

L’enseignement public est laïc. Les sorties scolaires sont un prolongement de cet enseignement, et répondent aux mêmes principes de neutralité politique et religieuse.

Les enseignants étant soumis à cette neutralité, il est légitime pour ceux-ci, ainsi que pour les directeurs d’écoles, qu’ils souhaitent que les parents accompagnateurs, qui de ce fait entrent dans le cadre de l’enseignement public, respectent cette neutralité.

 Laurence Marchand-Taillade rappelle que « ces mamans  n’accompagnent pas leur enfant, mais des enfantsqui suivent un enseignement laïc, qui eux sont de toutes origines, culture et tradition, que seule la Laïcité permet de rassembler en mettant en avant ce qui leur est commun : l’éveil à la citoyenneté »

 Laurence Marchand-Taillade rappelle aussi que « soustraire son enfant à une sortie scolaire parce que l’on ne peut pas l’accompagner, comme l’ont déclaré ces mamans dans la Parisien de ce jour, c’est le soustraire aussi à son droit à apprendre. De telles menaces, pour faire plier les enseignants et les obliger à se soumettre à des revendications communautarises, sont indignes et contraires aux intérêts des enfants. Ces mamans ont fait le choix de l’école publique laïque. D’autres options, notamment à Argenteuil, sont possibles, dont celles d’inscrire leurs enfants dans des écoles confessionnelles. Faire le choix de l’enseignement public, c’est aussi en accepter les principes fondamentaux. »

 Devant de telles manifestations, il semble évident que la loi devienne incontournable, comme pour les établissements accueillant de jeunes enfants.

 Laurence MARCHAND-TAILLADE

Présidente


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02 février 2014 : Pierre LE GALL, nommé référent local dans la Parisis


L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise a décidé de nommer des référents locaux afin d’intensifier ses actions locales de promotion et de défense de la Laïcité.

Le premier référent nommé est Pierre Le Gall, qui prendra la direction de la région du Parisis.
Argenteuillais, il suit depuis de longs mois les actions de l’observatoire de la laïcité du Val d’Oise dont il est adhérent depuis sa création.
Aussi, il nous a semblé légitime de lui reconnaitre, par cette fonction, son implication et de lui donner davantage de responsabilités.

Il aura à charge de développer les actions de terrain pour promouvoir la laïcité, avec notamment, un premier objectif en direction des jeunes publics. Il prendra aussi la responsabilité des relations avec les élus locaux dans un objectif de conseil et de rappel à la vigilance, en cas de besoin.

« L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise a avant tout un rôle de proximité avec les Valdoisiens et les élus dans un but réaffirmé de promouvoir les valeurs républicaines. Je fais une confiance absolue à Pierre Le Gall pour remplir cette mission dans le Parisis et notamment à Argenteuil, d’où il est originaire »
Laurence Marchand-Taillade,
présidente

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13 décembre 2013 : Rapport sur l'intégration : Des propositions aberrantes !


L'observatoire de la laïcité du Val d'Oise s' érige contre les propositions anti républicaines et remettant gravement en cause le principe de Laïcité, qui sont faites dans le rapport dont nous venons de prendre connaissance. 

Nous ne comprenons pas comment de telles propositions peuvent émerger dans notre pays et notons l'engagement de M. AYRAULT, de ne pas revenir sur le port de signes religieux à l'école. Nous y resterons vigilants.

Néanmoins, nous nous inquiétons de la teneur d'un tel rapport qui, une fois n'est pas coutume, après la consultation sur l'identité nationale, instrumentalise le communautarisme pour favoriser la montée du FN, en une période électorale incertaine. 

La France mérite mieux que ces petits jeux politiciens de bas étage et court termistes.Il est temps de réaffirmer nos valeurs, celles pour lesquelles la France rayonne, celles qui ont vu le jour dans le terreau de la révolution et dont le pilier fondamental est la laïcité.

Nous demandons donc, aux élus et représentants politiques, de prendre leurs responsabilités et de revenir à un comportement moral et respectueux des valeurs de la République française : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité. 

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8 décembre 2013 : Elections municipales 2014 : Une charte d’engagement au principe laïque pour les candidats

 La Laïcité, fondée sur la loi de 1905, organise la séparation des religions et de l’État. Elle garantit ainsi la neutralité de l’État à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles.

 Aussi, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise lance cette semaine sa charte afin de pousser les candidats à s’engager pleinement à respecter cette valeur fondamentale de la République à travers sept engagements :

 01/ Respecter et faire respecter la Laïcité - et notamment la loi de 1905 - par les fonctionnaires de la commune.

02/ Respecter les principes de la loi de 1905 sur le financement des lieux de culte  et des associations cultuelles ;

03/ Afficher une Charte d’usage laïque dans chaque service de la commune et assurer une formation à la laïcité aux élus et aux fonctionnaires de celle-ci;

04/ Proposer une Charte d’usage laïque dans tous les établissements sportifs publics, en particulier en veillant aux principes de mixité et d'égalité homme/femme ;

05/Célébrer tous les mariages reconnus par le Code civil sans aucune forme de discrimination ;

06/ Célébrer les parrainages républicains lorsque cela est demandé par des familles ;

07/ Garantir l'égalité de traitement entre tous les habitants de la commune et s'opposer à toutes les formes de discriminations.

 Elle  a été adressée, cette semaine, aux présidents des fédérations politiques valdoisiennes, à savoir l’UMP, Le PS, EELV, le PCF, le PRG, l’UDI, le MRC, le MUP, afin qu’ils la relaient à leurs candidats investis.

 Cette charte peut aussi être directement téléchargée sur le site de l’observatoire sur le www.observatoirelaicite95.org, pour les candidats sans étiquette.

 Nous invitons les colistiers, sympathisants, électeurs à inciter leurs têtes de liste à signer cette charte pour le respect de la loi de 1905, s’ils sont élus.

Après les observations de dérives émanant tant des élus que des communautés, nous trouvons urgent de donner un signal fort de réaffirmation de la neutralité de l’État à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles, de la part des élus de la République, afin d’y mettre un terme.

 Ce signal doit émaner de tous et sera, en temps voulu, pour les électeurs, un élément de choix entre les candidats qui se présentent à l’occasion des élections municipales de mars 2014. 

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 30 Novembre 2013 : Norbert-Olivier TEMBO, premier signataire de la Charte d’engagement au principe Laïque

 

Norbert-Olivier TEMBO, candidat MRC à MERY-SUR-OISE, soutenu par Jean-Pierre PERNOT, maire sortant, a souhaité volontairement signer la charte de l’engagement au principe Laïque que l’observatoire de la laïcité du Val d’Oise a mis en ligne en octobre 2013, sur son site.

 Je me réjouis, en tant que présidente, des hautes valeurs morales de ce candidat qui a fait la démarche de me contacter pour officialiser cet instant et a renouvelé, à cette occasion, son attachement à la Laïcité, en présence de son équipe de campagne.

 J’espère que d’autres candidats de tous bords suivront cet exemple, rappelant, par là-même, la place primordiale de cette valeur pour le bien-vivre ensemble, à l’heure où certains jouent avec le feu en attisant les communautarismes à des fins électoralistes à peine déguisées.

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8 Novembre 2012 : LAÏCITÉ, CODE CIVIL ET RELIGION


Les trois religions monothéistes, par l'intermédiaire de leurs représentants, refusent le mariage pour tous, tel que prévu dans le projet de loi présenté au conseil des ministres et qui modifierait ainsi les termes du Code civil.
Les églises et les cultes ont parfaitement le droit d'exprimer leurs revendications et leurs oppositions fondées sur des valeurs religieuses. La laïcité ne peut porter atteinte à la liberté d'opinion et d'expression. Mais personne ne peut remettre en cause les principes fondamentaux de la République : la liberté et l'égalité.
Que les religions refusent le mariage homosexuel et qu'elles préconisent à leurs adeptes de ne pas l'accepter pour eux-mêmes, la laïcité n'est pas atteinte. La laïcité ne s'intéresse pas aux dogmes religieux. Par contre, les laïcs ne peuvent accepter que des communautés, quelles qu’elles soient, veulent imposer aux autres leurs propres normes.
Ne pas reconnaître la possibilité pour deux femmes ou pour deux hommes de se marier sur le plan civil et ainsi de modifier le Code civil, c'est tout simplement considérer que ces femmes ou ces hommes, compte-tenu de leur homosexualité, ne sont pas tout à fait comme les autres et ne doivent pas bénéficier de tous les droits. Des êtres humains pas tout à fait comme les autres ?!
Cela signifie que les homosexuels constitueraient une sous-catégorie de citoyens, une souscatégorie humaine, une sous-catégorie qui ne leur permettrait pas d'accéder aux droits ouverts aux hétérosexuels. Aucun argument sérieux, aucun exercice serein de la raison ne peut faire valoir aujourd'hui dans notre société qu'un homosexuel n'est pas un homme ou une femme comme les autres, aussi digne que les autres, devant être autant que les autres garanti de l'exercice de la liberté, des droits imprescriptibles de la personne humaine, de l'égalité.
Refuser le mariage homosexuel, ne revient-il pas, en poussant le raisonnement jusqu'à l'absurde, à interdire aux homosexuels d'exercer des emplois publics tels que maire, parlementaire ou ministre ?!
Les arguments anthropologiques utilisés par le Grand-Rabbin de France, l’archevêque de Paris et le président du Conseil français du culte musulman sont irrecevables. La nature humaine a évolué au cours des siècles. L'homosexualité a toujours existé depuis l'origine de l'humanité et elle existe même nous dit-on dans le champ végétal et animal...
Que les religions restent sur leurs positions, c'est leur droit le plus strict. Mais qu'elles n'empêchent pas que le législateur puisse aussi ouvrir cette possibilité à celles et ceux qui ne se reconnaissent dans aucune espèce de religion. Le mariage homosexuel traduit purement et simplement l'égalité des droits et l'exercice de la liberté individuelle.
Nous sommes au coeur de l'idée de la séparation des églises et de l'État si bien affirmée par Victor Hugo. Les religions ont le droit de refuser pour elles-mêmes le mariage homosexuel, mais elles ne peuvent en aucun cas empêcher l'État de donner cette possibilité à tous.
Quant à l'argument qui consiste à dire que c'est la structure familiale, pilier de notre société, qui sera ainsi remise en cause, il convient d'opposer que la famille n'est pas une valeur absolue mais une valeur relative. Elle est comme la langue d’Ésope : le pire et la meilleure des choses et l'histoire de notre littérature l'a bien démontré. Que d'enfants élevés par un père et une mère malheureux... Ce qui compte ce n'est pas la famille traditionnelle, c'est l'amour donné aux enfants
par celles et ceux qui les éduquent. Ce n'est pas la famille au sens classique du terme qu'il faut nécessairement valoriser, c'est d'abord et avant tout le bonheur et l'amour des enfants. Et cet amour peut être donné par un homme et une femme, deux femmes ou deux hommes.

Jean-Michel QUILLARDET,

Président de l'Observatoire International de la Laïcité et de lutte contre les dérives communautaires

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6 Novembre 2012 : Mariage homosexuel, quand les Eglises dépassent les bornes de la loi !

Mgr Vingt-Trois, lors d’une « messe de rentrée des députés et sénateurs » a clairement incité les Parlementaires à ne pas suivre la position politique de leur parti, et à « voter selon leur conscience » , sous entendant, la position de l'église. Les Églises, le Grand Rabbin de France vient de lui emboîter le pas, continuent à nier les évolutions sociétales, comme cela avait été le cas pour la loi Veil. 
Ces ingérences intolérables des représentants religieux dans les affaires publiques, vont à l'encontre de la loi de séparation des Églises et de l’État. En effet, la liberté d'expression invoquée par les ministres des cultes ne les autorise pas à intervenir en tant que tels dans le débat public. Selon les art. 26, 35 et 36, de la loi du 9 décembre 1905, toute réunion politique est interdite dans les lieux de culte, toute provocation à résister aux « actes légaux de l’autorité publique » sont interdites. 
Monsieur Vingt-Trois a le droit, en tant que citoyen français, de s'opposer publiquement au mariage pour tous, mais pas dans le cadre de son exercice d'organisateur du culte catholique, comme le stipulent les art, 1 et 4 de la loi de 1905. 
La loi de 1905 a pour principe de reléguer à la sphère privée le fait religieux pour faire de chaque citoyen un individu libre d'exercer son esprit critique, le libérant ainsi de tous les dogmes, religieux y compris. Les Églises ne semblent manifestement pas avoir accepté cet état de fait et ont décidé de contre attaquer en tenant des positions rétrogrades et proches de celles de l'extrême droite conservatrice. 
Le mariage pour tous pose un seul problème, sa dénomination, homonymique au mariage religieux, mais dans les faits est une avancée sociale vers nos principes d’Égalité et de Liberté. Égalité de tous face à la loi, Liberté de décider de contractualiser ou non la formeque doit prendre la vie commune de deux individus. Pourquoi ne pas donner un nouveau nom à ce contrat, afin de lever toute ambiguïté ? 
Les deux formes que prend le mariage n'ont pas les mêmes fins, l'un contraignant dans un modèle rétrograde de mariage à vie, de fidélité qui n'existe presque plus, l'autre permettant l'évolution de l'humanité dans le respect des différences et des choix de chacun. 
Dire que la mariage encadre le modèle familiale est sans doute une vérité pour les mariages religieux indissolubles, mais qu'en est-il du mariage civil qui se solde dans un cas sur trois en France (un sur deux en Île-de-France) par un divorce ? Que dire de la monoparentalité et des familles recomposées ? Que dire des couples qui se reforment avec deux adultes du même sexe mais qui ont déjà des enfants d'un premier mariage ? Il faudrait empêcher le mariage homosexuel pour éviter ce qu'il se produit déjà dans notre société ? 

Dire que l'on s'oppose à l'adoption ou à la PMA pour les Gays, c'est aussi ignorer les pratiques actuelles. Les couples homosexuels parents existent déjà ! Les PMA sont pratiqués dans les pays frontaliers et dans certains cas de façon très artisanale entre couples homosexuels. Quel cadre juridique pour protéger ces enfants de la séparation possible de leurs parents ? 

Enfin, à l'heure où l'être humain évolue vers la liberté absolue de conscience, il est difficile d’entendre le discours de la droite « bien pensante » nous évoquer un texte anticonstitutionnel lorsqu'il s'agit, au contraire, de rétablir l'art. premier de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune » ou encore d'assurer les libertés individuelles inscrites à l'art. 4 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »

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4 novembre 2011 : Appel à manifester pour défendre la Laïcité

Attaché à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble,
L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise vous appelle à manifester pour dire « non » aux intégrismes religieux

le dimanche 6 novembre à 15h00 sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

Et soutien de ce fait l’initiative de SOS Racisme et de la Ligue des droits de l’Homme dont le texte suit :
 
 
Ces dernières semaines ont été marquées par une offensive des extrémismes religieux dans notre pays. Depuis le 20 octobre, le Théâtre de la Ville à Paris a ainsi vu les représentations d’une pièce de l’Italien Roméo Castellucci (« Sur le concept du visage du fils de Dieu ») être fortement perturbées par des manifestations appelées par la mouvance catholique intégriste qui jugeait cette pièce blasphématoire. Les associations à la manœuvre (Civitas, l’AGRIF,… qui appartiennent à l’extrême droite traditionnelle) essaient de poursuivre cette offensive en suscitant ou en proférant des menaces à l’encontre d’une pièce qui sera prochainement donnée au Théâtre Garonne à Toulouse (« Golgota Picnic » de l’Argentin Rodrigo Garcia). Volontiers matinées d’antisémitisme et de haine des étrangers, les manifestations, déclarations et menaces qui se sont succédées sont des attaques contre le vivre ensemble auquel nous sommes attachés.
 
Ces derniers jours, la sortie du numéro de Charlie Hebdo en date du 2 novembre, représentant Mahomet et rebaptisé « Charia Hebdo », a été l’occasion de nouveaux appels à la haine et à la violence (site du journal hacké par des réseaux islamistes, messages de menaces en cascade visant à remettre en cause le droit au blasphème,…). Ce 2 novembre, l’incendie criminel des locaux de Charlie Hebdo montrent qu’un palier a été franchi. Cet acte, qui n’est pas sans rappeler les sinistres autodafés, vise à faire taire un hebdomadaire au ton incisif et provocateur, c’est-à-dire une presse dont on connaît l’importance pour la vitalité de la démocratie. Qu’il soit le fait de personnes mues par une vision islamiste de la société ou qu’il relève d’une provocation de l’extrême droite, cet acte renvoie à une certitude : leurs auteurs sont, à l’instar des catholiques intégristes, des ennemis du vivre ensemble puisque l’effet, sinon le but, de leur acte favorise les tensions entre les citoyens appelés à rejoindre, chacun avec sa religion en bandoulière, le camp de la haine, de l’intolérance et de la stigmatisation.
 
Les intégrismes religieux ont montré avec éclat ces dernières semaines à quel point ils étaient les ennemis de trois combats qui sont les nôtres :
- Le combat pour la démocratie, cette dernière étant indissociable du droit absolu au blasphème, c'est-à-dire le droit de critiquer les dogmes sacrés. Si ces dogmes devaient régler la vie sociale, l’espace de la libre discussion démocratique serait en effet tout bonnement impossible.
- Le combat pour la laïcité qui ne peut se marier avec le partage de l’espace public entre les différents dogmes et qui, au contraire, nécessite le refus de voir les religions être manipulées à des fins politiques.
- Le combat pour le vivre ensemble, incompatible avec les combats visant à intimer à chacun le devoir et l’ordre de rejoindre des communautés religieuses fermées et vivant de la haine de la religion ou de l’athéisme de l’autre.
 
Bien loin de nous intimider ou de nous faire vaciller sur nos convictions, les actes de ces dernières semaines ne font que renforcer notre détermination à poursuivre avec force et ténacité ces 3 combats essentiels dans notre République.
 
Nous appelons tous les citoyens attachés comme nous à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble à se rassembler ce dimanche 6 novembre à 15h sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.



Je compte sur votre mobilisation.

Laurence MARCHAND-TAILLADE

Présidente

Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise


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17 octobre 2011, Pas de communautarisme dans les cantines


L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise apporte tout son soutien aux maires et conseillers généraux de notre département, dont Monsieur Jean-Pierre BLAZY à GONESSE et Michel ROY à MONTMAGNY, pour leur courage à refuser de céder à toute pression communautaire sur le sujet des cantines scolaires.

L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise rappelle que toute requête se basant sur des pratiques religieuses ne peut être prise en considération lorsqu’il s’agit du domaine publique.
D’autre part, il n’existe aucune obligation à inscrire son enfant dans le système éducatif ou de restauration collectif public respectant le principe de Laïcité. Aussi, il revient aux parents, qui revendiquent un particularisme quelconque, de prendre leurs responsabilités et d’inscrire leurs enfants dans des établissements confessionnels privés afin de rester en accord avec leurs convictions.

Restant attentifs au respect de neutralité de l’espace public, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise n’entend accepter aucune atteinte à ce principe, garant du bien vivre ensemble dans le respect de nos différences.

Laurence MARCHAND-TAILLADE

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26 septembre 2011, Laïcité, Front National : Laurence Marchand-Taillade s'interroge... Marine Le Pen se défile ?

La présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, Laurence Marchand-Taillade, a sollicité Marine Le Pen et ses collaborateurs à venir débattre avec les membres de l'Observatoire et la population Valdoisienne. Ces démarches sont restées sans réponse de la part de la candidate.


Alors que Madame Le Pen est venue dans notre département pour s’adresser aux agriculteurs cette semaine, la Présidente de l'Observatoire départemental de la Laïcité a, cordialement, réitéré son invitation à madame Le Pen, à débattre autour du principe de laïcité pourtant central dans son projet présidentiel.


Devant la passivité de la candidate à ces multiples invitations, l’observatoire a choisi de rendre publique cette invitation.


L'Observatoire Départemental doit pouvoir évaluer de manière claire, objective et publique les positions de Madame Le Pen, comme celles des autres candidats à l’élection présidentielle de 2012. Le Val d'Oise demeure l'un des départements de France les plus touchés par les assauts et les menaces contre le principe de Laïcité. Dans notre département, les élus de toutes tendances confondues, ont joués aux apprentis sorciers en exacerbant les réflexes communautaires, par le jeu des promesses électoralistes.


La venue de Marine Le Pen dans le Val d'Oise aurait, certainement, pu être un moment singulier dans la vie politique française, moment d'un débat nécessaire pour clarifier les positions de la candidate à l'égard des dérives dénoncées depuis deux ans par l'Observatoire départemental telles que :



§ L’octroi d’un terrain à Cergy par baux emphytéotiques pour la construction d’une mosquée annulé par le tribunal administratif de Pontoise,


§ L’ouverture d’un Quick Hallal à Argenteuil,


§ L’ouverture à des horaires distincts pour les femmes de la piscine de Sarcelles,


§ L’octroi d’une subvention pour envoyer des jeunes aux JMJ de Sydney par la mairie de Ermont,


§ L’occupation illégale d’infrastructures publiques pour les prières,


§ La diminution des budgets des services IVG dans les hôpitaux publics, voire leur fermeture, sous la pression de lobbies catholiques,


§ Le port de kippa par les soignants dans les hôpitaux publics,


§ La généralisation du Hallal dans les cantines,


§ Le port du voile intégral,


§ L’ouverture du débat sur la Laïcité ouvert par l’UMP …



Nous attendons, donc, de la candidate, sur ces questions, des réponses claires et précises.


L'invitation est donc renouvelée.

Gilles Delapierre

Chargé de mission Evaluation des Politiques Publiques Locales


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Audition à l’Assemblée nationale sur la Burqa

Le Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires, Jean-Michel QUILLARDET, s’est prononcé pour l’adoption d’une loi interdisant le port de la Burqa en France. Il était auditionné au cours de la troisième séance de la Mission d’information parlementaire sur le voile intégral (Burqa) tenue le 16 septembre 2009, à l’Assemblée nationale.

Après avoir rappelé les deux principales vocations internationale de l’Observatoire qui sont de montrer que la laïcité est une valeur universelle et que toute société communautariste est dangereuse, Jean-Michel GUILLARDET a estimé que le combat de l’humanisme est mené principalement contre le « relativisme culturel ». Nos valeurs sont issues du siècle des Lumières, auquel l’Islam a également participé.

Pour le Président de l’Observatoire, la question de la Burqa n’est pas réductible à trois approches :
  • Elle va au delà des considérations de sécurité publique ;
  • Elle ne se réduit pas au droit des femmes, au nom de leur liberté ;
  • Elle ne peut être abordée au seul nom de la culture, ou de la tradition française.

La question de la Burqa fait appel au fond universel de la personne humaine.

Jean-Michel QUILLARDET demande que le Parlement se penche sur une loi interdisant le port de la Burqa aux trois motifs principaux suivants :
  • Au nom du principe de laïcité qui contribue à protéger l’intégrité des corps et des esprits, et qui permet à l’Islam de s’installer harmonieusement dans le paysage social français ;
  • Afin de s’opposer à toute manifestation ostentatoire et politique d’un intégrisme totalitaire. Son port est l’expression d’un refus de l’Altérité, une forme d’expression sectaire ;
  • Et de lutter contre le communautarisme dont on veut imposer le modèle en France. La Burqa est l’affirmation d’une identité, d’un enfermement dans une culture.


Pour nous, l’humanisme c’est la fraternité contre la fratrie. Or la Burqa est un signe d’enfermement dans une fratrie.

Ainsi nous demandons une loi d’interdiction forte et de principe, accompagnée d’un Plan d’intégration et de renforcement de la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme.

En ouverture de cette séance publique d’auditions, le président de la Mission d’information parlementaire, M. André Gerin, assisté du rapporteur Eric Raoult a annoncé aux députés présents qu’un point d’étape de la réflexion sera fait prochainement, afin de donner une réponse politique à la question. Il a estimé que le pays se trouve confronté à l’intégrisme et au fondamentalisme dont le projet politique est de déstabiliser la République, ajoutant qu’il s’agit d’une affaire sérieuse devant laquelle il ne faut pas se laisser impressionner ou être complexé par rapport à une religion. Il s’agit, estime-t-il, de réagir contre une emprise radicale, et non pas contre l’Islam.

Le président de la mission a annoncé que des auditions se poursuivront à Paris ainsi qu’en Région parisienne, à Lille et à Marseille ; que la mission recevra en décembre les partis politiques français, et qu’elle se déplacera en Belgique.

  • Cette mission parlementaire entend mener ses réflexions autour de trois axes :
  • Le port de la Burqa remet-il en cause les valeurs républicaines et laïques ?
  • Est-il l’expression d’une appartenance religieuse ou une revendication sectaire et politique ?
  • Peut-il l’interdire, et selon quels principes ? Cette interdiction serait-elle perçue comme l’imposition d’un ordre moral ?
Plusieurs autres associations ont été auditionnées au cours de cette même séance :

L’association des libres penseurs de France a souhaité que la législation française puisse se conformer aux arrêts et à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme e, la matière ;

La Fédération nationale de la libre pensée a estimé qu’une interdiction serait d’application impossible dans les catégories mal définie de « sphère publique » et « d’espace public »

Le Comité Laïcité –République se prononce plutôt en faveur d’une loi d’interdiction, mais accompagnée d’une campagne pédagogique menée notamment à l’Ecole.

Le Mouvement Europe et Laïcité souhaite une Charte de la laïcité en Europe, et mène une étude comparative dans de nombreux autres pays.

L’Union des familles laïques prône le principe de tolérance et le droit à la singularité, s’opposant à une interdiction dans l’ensemble de l’espace de la Société civile. Néanmoins la Burqa est un masque empêchant l’identification des personnes et une rupture du principe d’égalité. Si une loi ne peut résoudre l’ensemble du problème, l’Ecole doit défendre les principes des Lumières.

A l’issu des exposés liminaires des associations présentes, les députés ont posé des questions et demandé des précisions.