COMMUNIQUES DE PRESSE


27 Août 2016 : Le Conseil d’Etat suspend l’arrêt anti-burkini L’Etat doit dissoudre tous les mouvements sectaires

Le conseil d’état a décidé de suspendre les arrêts anti-burkini.

Nous en prenons acte mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue l’offensive islamiste sans précédent que vit notre pays sur ses territoires, comme dans sa chair.

Ce projet qui mène à la remise en cause de nos principes et nos valeurs, de notre socle social, doit être combattu.

Trop d’années de renoncements et d’angélisme, quant à l’intégration et l’acceptation de nos valeurs communes, doivent trouver un point final avec des décisions courageuses émanant d’hommes et de femmes d’Etat forts.

 Manuel Valls et Laurence Rossignol ont eu le courage de s’opposer à cet accoutrement relevant de l’étendard politique, d’une mouvance  déviante et dangereuse se réclamant de l’islam. Nous espérons qu’ils transformeront leurs déclarations par des actes forts en interdisant définitivement tous les mouvements sectaires qui menacent ainsi notre République, les Femmes et les Musulmans, face à de nouvelles pressions qui se profilent.

En effet, ce matin même,  sur Facebook a été créé un événement «  Journée Soleil, Thé, hijab & Ahbaya sur la plage cannoise »  dont sa description, « La France est laïque, rien ne devrait nous obliger à l'être ! » se permet une remise en cause de nos principes mêmes de constitutionnalité, cherchant, une fois encore l’affrontement, qui finira par arriver face à de telles provocations.

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21 Août 2016 : Dépouilles des terroristes islamistes, n’en faisons pas des Martyrs !

Les assassins de Charlie, du Bataclan, de l’Hyper Casher, de Nice ont, pour beaucoup, été inhumés sur notre sol.

Comble de l’ignoble, nous apprenons, le jour de l’anniversaire de Charb, qu’Adel Kermiche, l'un des deux assassins du père Jacques Hamel, a été enterré à Pontoise, à quelques centaines de mètres de la dépouille du caricaturiste !

Considérant que les terroristes islamistes sont des ennemis de la Nation, parce qu’ils se sont attaqués à elle en assassinant ses enfants, la présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise demande au Président de la République de soulever cette question, à l’occasion du prochain conseil de sécurité, et que des mesures d’exception, concernant ces dépouilles, soient envisagées. 

Une législation d’urgence doit intervenir,  imposant l’incinération et la dispersion des cendres de tous les terroristes à venir, comme ce fut le cas pour d’autres auteurs de meurtres infâmes.

Nous ne pouvons tolérer que ces sépultures deviennent des lieux de pèlerinage pour d’autres terroristes en herbe –comme c’est déjà le cas de celle d’Omar El-Hussein, le meurtrier de Copenhague, où il est de bon ton de se photographier l’index levé en signe d’allégeance à l’Etat Islamique- ou imaginer que des victimes côtoient leurs bourreaux dans le cadre de leur dernière demeure.

De même, nous ne pouvons imposer à des Français de confession musulmane d’accueillir dans des carrés musulmans, sans leur demander leur aval, des individus dont ils récusent la légitimité des actes commis au nom de l’islam, qu’ils ont sali.

 Plus que la déchéance de nationalité, cette mesure aura un réel impact sur ceux qui décideront de passer à l’acte : leur confisquer le titre de martyrs !

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1er Août 2016 : Tribune de Manuel Valls dans le JDD, selon Laurence Marchand-Taillade, des déclarations qui vont dans le bon sens

Manuel Valls pose un diagnostic clair et que nous partageons pleinement, aujourd’hui, dans le journal du Dimanche. De plus, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise se réjouie que ses propositions aient été entendues.

Nous le disons depuis plusieurs mois, et reproduisons ici le contenu de notre dernier courrier adressé à B. Cazeneuve le 27 juillet dernier, « notre pays n’a pas de problème avec l’islam, ni avec une grande majorité de ses pratiquants, mais avec une forme sectaire, le salafisme, importée de pays étrangers, de tradition wahhabite souvent, qui financent ce culte et son implantation sur notre territoire. C’est donc par la remise en question de ces financements, leur interdiction la plus ferme que vous redonnerez son indépendance à l’expression d’une religion musulmane adaptée à nos valeurs. C’est aussi par la traque de ces intégristes, dont vous avez déjà les signalements, leur renvoi dans les pays qui nous les ont imposés, que l’action de l’Etat sera utile  ./.  Nous avons des lois, faisons les respecter : l’article 35 de la loi de 1905 n’est plus appliqué, il permettrait pourtant de faire arrêter et condamner sévèrement tout ministre du culte qui se rendrait coupable d’ «  un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s'exerce le culte, [qui] contient une provocation directe à résister à l'exécution des lois ou aux actes légaux de l'autorité publique, ou s'il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres» Ces prédicateurs sont les complices directs de la radicalisation de milliers de jeunes, leurs vidéos vues des centaines de milliers de fois … et ils sont libres de continuer ! Ces discours anti-Français sont le terreau de la guerre idéologique, maintenant violente, à laquelle nous devons faire face. »

Par ailleurs, nous demandions aussi, qu’une formation à nos principes républicains soit exigée, ainsi qu’à notre langue, pour imposer des prêches en Français, avant d’obtenir toute autorisation de professer sur le sol Français. Chose qui semble être, elle aussi, comprise. Les formations proposées par les universités françaises sont, en effet, une bonne base de travail et de connaissance exigibles à toute personne qui souhaite exercer une autorité religieuse sur notre territoire. Mais, là où nous resterons en veille, c'est que, comme pour certaines professions, le diplôme qui doit être exigé, ce n’est pas à l’Etat Français de le financer.

Enfin, concernant le financement des lieux de culte, nous pensons qu’il est temps d’envisager une réorganisation globale des organismes de certification Hallal qui semblent remplir leur mission de façon très opaque, et de contraindre ceux-ci à reverser leurs gains directement dans les caisses de la Fondation, qui pourrait, aussi, recevoir des dons, afin de répondre aux besoins de financement indépendant de lieux de culte. Évidemment, tout ceci doit rester sous le contrôle vigilant de l’Etat afin d’éviter toute nouvelle dérive, comme pour n’importe quelle association.

Aussi, si toutes les garanties nous sont offertes, nous serions prêts à apporter notre soutien dans la mise en œuvre de ce vaste projet, pour lequel aucune des forces laïques ne devra manquer.

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Mercredi 27 juillet 2016 : Messe de Notre Dame : Laurence Marchand-Taillade dénonce une célébration très politique 

Toute l’élite a couru hier assister à une messe très politique, en commémoration aux événements de St-Etienne du Rouvray.

 Nous avons même entendu des journalistes évoquer lors de leurs commentaires que « 2 Français sur 3 veulent voir une union large des politiques et doivent se féliciter de les voir ainsi réunis pour cette commémoration ».

 A titre personnel, je m’étonne que nous assistions, sans réagir, à une consolidation de la communautarisation de notre pays. Des élus, des candidats, des hauts fonctionnaires en uniforme, se sont rendus, dans le cadre de leurs fonctions, à une cérémonie religieuse. Ce sont les faits.

 Il peut y avoir des circonstances exceptionnelles, mais, un retour dans l’histoire démontre que ce n’est pas la meilleure des façons de faire honneur à nos principes.

Le 11 novembre 1918, l’archevêque de Paris invite Clémenceau, alors président du Conseil, au Te Deum prévu à Notre-Dame de Paris, en hommage à tous les morts de la guerre, qui vient de s’achever. Clémenceau dissuade le président de la République, Raymond Poincaré, de s’y rendre, et il répond par un communiqué officiel qui fera date : «Suite à la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le gouvernement n’assistera pas au Te Deum donné à Notre-Dame. Mmes Poincaré (femme du président de la République) et Deschanel (femme du président de la Chambre des députés) n’étant pas membres du gouvernement pourront par contre y assister.»

Dire, dans ces circonstances, que nous avons assisté à un moment de concorde, c’est faire preuve, au mieux, d’une grande naïveté, au pire d’une manipulation malsaine. Ceux qui se sont déplacés, mis aux premiers rangs, l’on fait pour être vus, c’est tout au moins un exercice médiatique, qui plonge les Français dans le désarroi le plus complet : pour être honoré, on doit appartenir à une chapelle ! Pour commémorer, il faut se rendre dans un lieu de culte !

En agissant de la sorte, on renforce, encore un peu plus de phénomène de communautarisation de notre société.

 Pire, lors de cette cérémonie, des propos homophobes ont été tenus, allant, ainsi, à l’encontre de nos valeurs républicaines,ce qui aurait dû provoquer le départ immédiat de nos élites.

 Dans cette guerre, avant tout idéologique, que nous livrent les obscurantistes, si nous voulons voir triompher nos valeurs, commençons par les respecter !

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Jeudi 21 juillet 2016 : URGENT : Arrestation en masse à Argenteuil

Laurence M. Taillade, appelle les responsables politiques à la responsabilité

Une fois encore, Argenteuil est montrée du doigt pour sa radicalisation, que les élus successifs ont
délibérément laissée s’installer.

Cette ville, trop longtemps laissée aux mains d’élus dont les calculs froids ont mené à des stratégies
électorales clientélistes, favorisant le communautarisme confessionnel et l’installation des pires
fondamentalismes, subit aujourd’hui les conséquences des méthodes de gestion d’irresponsables qui,
tous, depuis 30 ans, ont joué les pyromanes.
Déjà en 1992, des éducateurs spécialisés dénonçaient la montée du communautarisme auprès du
Conseil général, qui était resté sans réaction face à la préemption d’un prédicateur de la pire espèce,
aujourd’hui en résidence surveillée à Aix-en-Provence depuis son arrestation en 2004. Pire, la
municipalité en place, à cette époque, s’est battue pour lui procurer des papiers en règle et favoriser
son installation définitive !

L’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise n’a eu de cesse, depuis sa création en 2010, de dénoncer les
dérives graves et honteuses de la gestion de son ancien maire, Philippe Doucet, aujourd’hui député
et responsable de la laïcité pour le groupe PS à l’Assemblée nationale. Le conseil du culte, installé par
cet édile et son équipe, que nous avions poursuivis au tribunal administratif dont la décision les a
contraints à renoncer à leur projet sans pour autant, dans les faits, recadrer leurs actes selon nos lois,
n’est qu’une goutte d’eau parmi les aberrations relevées. L’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise
demande que ces personnes, qui ont causé les dégâts que nous connaissons aujourd’hui, prennent la
mesure de leurs actes et assument toutes leurs responsabilités en rendant les mandats dont ils sont
indignes.

En mars dernier, une perquisition donnait lieu à la découverte d’armes de guerre !

Il est urgent que des mesures politiques soient prises en direction de la prévention de la
radicalisation dans notre département :
- Les élus doivent cesser leurs relations dangereuses et complaisantes avec les cultes ;
- Les mosquées salafistes doivent être fermées et les prédicateurs qui y sévissent, et se seront rendus
coupables de propos tombant sous les coups des lois du 29 juillet 1881, alinéa 7 et de la loi de 1905,
art.35, doivent être renvoyés dans leur pays ou inculpés ;
- Nous devons exiger des prêches en français et une formation à nos principes républicains avant
- Enfin il faut impérativement supprimer toute possibilité de financement de la part de pays
étrangers, qui nous imposent leurs mouvances incompatibles avec nos valeurs et mettent sous pression des compatriotes.

Ne rien faire, c’est encourager encore un peu plus les islamistes qui nous menacent davantage tous
les jours et s'organisent impunément pour nous frapper. Ne rien faire, c’est accepter de mettre nos
enfants en danger. Ne rien faire, c’est offrir notre pays à l’extrême droite.

On ne peut pas accepter que la ville d’Argenteuil soit décrite de manière dégradante dans les médias
sans souligner que les Argenteuillais sont victimes d’élus peu scrupuleux qui ont abimé le potentiel
d’une ville qui avait tout pour réussir et souillé son image.

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15 juillet 2016 : L’Observatoire de la Laïcité VO condamne l’acte de terrorisme commis ce jeudi contre notre pays et appelle à une prise de conscience des élus

 

Le porte-parole de l’EI avait appelé à « utiliser les camions comme des tondeuses ». C’est la date du 14 juillet, sur fond de bleu, blanc, rouge, qu’un terroriste a décidé de passer à l’acte, dans un lieu à forte fréquentation. Ce sont des innocents, qui, encore, ont subi la haine barbare et l'infamie.

Ce sont nos symboles que l'on vise, pour des raisons d’idéologie politique islamiste.

Cet acte est un rappel que nous devons prendre au sérieux, de la déclaration de guerre à la République et à ses fondamentaux, déclarée le 13 novembre dernier.

Nous sommes de tout cœur solidaires des familles des victimes, en ce jour de deuil national, et nous associerons à toutes les volontés qui se feront connaître pour apaiser le climat dans notre département, où les tensions sont déjà grandes.

 N

ous demandons la fermeture de tous les lieux de culte où s’expriment des « discours tendant à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres », enfreignant ainsi l’article 35 de la loi de 1905, ainsi que l’arrestation des  prêcheurs se rendant coupables de tels propos. Nous en avions dénoncé certains.

Par ailleurs, nous estimons nécessaire que des parcours de « désendoctrinement » soient mis en place pour les Français revenus des régions de guerre au Moyen-Orient.

Enfin, nous demandons que seule la langue française soit utilisée pour tous les cultes se déroulant en France, afin qu’un contrôle des prêches soit possible à tout moment.

De plus, nous pensons que seuls des ministres des cultes établis durablement dans le pays, et dans les règles, doivent être autorisés à officier, après avoir fourni la preuve qu’ils sont formés à nos principes républicains.

Nous l’avions déjà évoqué en janvier dernier, puis en novembre, le clientélisme qui favorise le terreau salafiste, idéologie qui pousse nos compatriotes au jihad, n’a toujours pas cessé. Pire, il a contribué à assigner les populations d’origine maghrébine dans une identité arabo-musulmane, les poussant dans les bras des obscurantistes, en réaction aux amalgames de l’extrême droite. Ainsi, les islamistes, qui cherchent la désunion, auront gagné. Les échéances électorales de décembre auraient dû  sonner le coup d’arrêt des pratiques électoralistes criminelles, démontrant la peur éprouvée par les Français, et exprimée massivement, dans les urnes, par un vote FN.

Nous demandons, depuis plusieurs années, aux élus de tous bords de cesser de jouer avec le feu du clientélisme électoral les menant à toutes les compromissions : la plus grande fermeté doit maintenant être la règle concernant la défense de nos principes républicains que sont la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la Laïcité.

Ce serait faire preuve d’irresponsabilité que de continuer à jouer les pompiers pyromanes. Nos élus doivent se ressaisir, faire preuve de responsabilité et revenir à des comportements respectueux de l’intérêt général, en dehors de tout particularisme, que la République ne peut considérer, et cesser de fragmenter notre pays en communautés.

 

Prononçons, en urgence, un moratoire total,  afin d’étudier sereinement les fonctionnements, modes de financement et de gouvernance de toutes les associations cultuelles, pour remettre à plat ces pratiques suicidaires qui nous nuisent collectivement.

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4 juillet 2016 : Une secrétaire d'Etat à la rupture du Jeûne à Cergy

Nous sommes informés ce matin de la visite d’Hélène GEOFFROY, Secrétaire d’Etat à la Ville, pour participer à la rupture du jeûne et échanger, ce soir, avec des habitants de confession musulmane de Cergy.

Cette visite soulève trois questions, que nous avons posées à son secrétariat, sans obtenir de réponse.
Où a lieu précisément cet événement, dans une salle de la ville prêtée, et donc au mépris totale de la neutralité de l’Etat et de l’article 2 de la loi de 1905 : « La République ne reconnait, ne subventionne, ne salarie aucun culte » ? ou dans la mosquée, et donc au mépris de l’article 26 de cette même loi, qui précise qu’il « est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte. ».
Sur quelle base auront lieu ces échanges ? En effet, une réunion à caractère politique ne pouvant pas avoir lieu dans un lieu de culte, que va chercher Madame Geoffroy dans cette manifestation, si ce n’est participer à une opération de communication à caractère communautaire et clientéliste ?
Comment justifie-t-elle cette visite au regard d’un ministère dont la délégation ne couvre pas le culte, et donc, la rend incompatibles avec la loi de 1905, comme nous venons de le démontrer ?

Ces opérations de séduction n’ont pas à avoir cours, dans une communauté d’agglomération, où, faut-il le rappeler, a eu lieu en septembre dernier le salon de la femme musulmane de Pontoise, contre lequel l’observatoire de la laïcité a été seul à mener une opération pour s’opposer à la venue des prédicateurs invités, qui prônaient quasi-unanimement la haine de la femme, justifiant le viol de celles qui sont non voilées et l’antisémitisme.

C’est par ces comportements, complaisants, que se creuse le lit du FN, en réaction de ceux qui n’acceptent plus d’être ignorés, au profit d’une communauté religieuse qui focalise toutes les attentions, au mépris des lois et des principes fondamentaux de notre République.
Il est temps que la République, et ses élus, prennent soin de ce qui leur est confié : l’Avenir de notre pays, qui n’a jamais été aussi sombre, et qu’ils cessent ce jeu dangereux qui consiste à flatter un électorat au détriment de l’intérêt général, dont ils s’écartent tous les jours un peu plus, avec ce type de comportement.

Réaction à l'article du ParisienQuand une secrétaire d'Etat confond laïcité et concordat !

Hélène GEOFFROY s'est bien rendue hier soir à la rupture du jeûne à la mosquée de Cergy, accompagnée de Dominique LEFEBVRE, député de cette circonscription, président (sans réaction lors du salon de la femme musulmane de Pontoise) de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, et de Jean-Paul JEANDON, maire de Cergy. 
Je ne peux qu'être surprise de la définition toute personnelle que donne cette dame de la laïcité : elle a déjà "participé à Yom Kippour (...) c'est de cette façon que l'on montre que la République est laïque". Peut-être qu'elle devrait relire nos textes plutôt que de s'appuyer sur des connaissances bien superficielles de l'un de nos principes fondamentaux ! Ce qu'elle définie, c'est le concordat !

Pour bien comprendre cette longue histoire d'amour entre les élus de Cergy et la communauté musulmane, il faut remonter à la construction de cette mosquée, pour laquelle la municipalité avait été ramenée à l'ordre, par le tribunal administratif de Pontoise, sur le bail emphytéotique accordé concernant le terrain sur lequel a eu lieu la construction. 
Par ailleurs, le maire de l'époque avait beaucoup œuvré pour rassembler les différentes communautés musulmanes dans un projet commun, et garanti, à hauteur de 50%, l'emprunt contracté, sans lequel cette mosquée n'aurait jamais vu le jour, 1/3 seulement de la somme ayant été effectivement récolté par les fidèles .

Déjà, la loi de 1905, n'était qu'un bout de papier sans importance pour ceux-là. 
Ils n'ont fait hier soir que le confirmer !

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2 juillet 2016 : L'éducation nationale n'a pas à se soumettre à un calendrier religieux !

Le Parisien relève ce matin des méthodes peu laïques mises en place par les académies de Paris, Créteil et Versailles, pour favoriser des aménagements des calendriers de passage des concours et diplômes, pour des raisons religieuses.
Dans une note de ces dernières, il est recommandé aux proviseurs de re-convoquer les élèves absents aux oraux le lendemain de l’Aïd, ce qui pose immédiatement deux questions : celle de l’équité entre les élèves et, enfin, celle de l’assignation religieuse. Par ailleurs, en juin, la date de passage des oraux du BTS aurait été déplacée, sous la pression d’étudiants, pour cause de la fête religieuse juive de Pessah.

Nous ne pouvons que déplorer l’aménagement prévu par la circulaire du 18 mai 2004, demandant la prise en compte des fêtes religieuses pour l’organisation des examens. En effet, comment justifier que les examens de fin d’année soient organisés en fonction d’un calendrier promouvant des croyances alors même que  le rôle de l’école est de permettre l’émancipation de nos jeunes enfants par la raison et  l’éveil à l’esprit critique ? Pire, sous la pression d’élèves, les chefs d’établissements seraient amenés à se soumettre à des exigences totalement hors cadre ? Ces débordements sont inacceptables et le signe d’un délitement progressif de l’objet même de l’éducation nationale, publique républicaine et laïque, qui est devenu le lieu de toutes les conquêtes communautaristes.

Laurence marchand-Taillade, la présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, a donc demandé, dans un courrier adressé à Madame la Ministre de l’éducation nationale, dont le double a été adressé au Premier Ministre, de rappeler le cadre,  conforme à nos principes républicains, dans les lieux qui doivent être le terreau de la société de demain. Vous en trouverez copie, ci-dessous.

Nous ne pouvons que constater que les conclusions du rapport de l’Observatoire National de la laïcité sont, une fois de plus,  démenties à la lumière de cette nouvelle actualité : la laïcité est attaquée de manière quotidienne et, à l’évidence, n’est pas défendue par ceux dont ce serait la mission première.



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29 juin 2016 : NON, Civitas n’est pas un parti politique comme les autres !

 

Voilà deux jours qu’Alain Escada, président de Civitas, tente de nous faire croire que son parti est comme les autres et qu’à ce titre il doit en tirer les mêmes financements, suite à mon intervention, auprès du Parisien et du premier Ministre en ce début de semaine, révélant cette affaire.

Si considérer qu’un parti qui organise des manifestations  aux débordements violents, homophobes, ourdissant le complot judéo-maçonnique à chaque opposant, comme ce jour sur RTL, est la forme que doit prendre un parti démocratique, alors nous y sommes.

Alain Escada, qui prétend que la démocratie va mal, face au Brexit ou à des politiques qui verrouillent la parole, selon ses mots ce matin,  semble avoir oublié qu’il en est le premier bénéficiaire, eu égard à la parution au JORF n°0136 du 12 juin 2016, texte n° 45, la décision du 18 mai 2016 portant agrément d'association de financement de CIVITAS au titre de parti politique, qui, mis à part l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise (nous avons d’ailleurs alerté Immédiatement Olivier Falorni), semble n’avoir ému personne.

 

A l’écouter, la France serait sous l’emprise d’ayatollahs de la laïcité et du Grand Orient de France et, par conséquent, un grand nombre de Français pourraient être tenté par son nouveau mouvement.

 

Ce qui est sûr, c’est que les Français ne veulent pas d’une guerre civile de religions, dans laquelle une extrême droite dure, identitaire, s’opposerait à un islamo-gauchisme allié avec des salafistes qui n’attendent que ça.

 

Dans cette perspective, le rôle de l’Etat est de nous en préserver et de poser un moratoire, comme je le demande depuis déjà plusieurs mois, à la suite de l’ affaire des prédicateurs de haine de l’UOIF à Lille, afin d’identifier les modes de gouvernance, les financements, les méthodes de ces organisations et les faire interdire, si elles représentent un danger pour l’équilibre de nos institutions.

Nous ne pouvons que noter que les conclusions du rapport de l’Observatoire National de la laïcité sont démenties chaque jour à la lumière ces faits.

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27 juin 2016 : Laurence Marchand-Taillade, Présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, S’inquiète des avantages fiscaux accordés aux fondamentalistes de  CIVITAS

Parue au JORF n°0136 du 12 juin 2016, texte n° 45, la décision du 18 mai 2016 portant agrément d'association de financement de CIVITAS au titre de parti politique, semble n’avoir ému personne.

Pourtant, CIVITAS n’est pas n’importe quelle association.

Fondée  en 1946, par Jean Ousset, un ancien cadre du régime de Vichy, la Cité Catholique, qui vise à former des élites pour établir un État national catholique, donne rapidement naissance à Civitas, « dont le but est la restauration de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ », selon son site.

 Si ce n’était qu’une d’une bande d’illuminés , les choses ne seraient pas si graves, sauf qu’il s’agit bien de religieux qui s’arrogent le droit d’imposer leurs vues, de façon barbare si nécessaire, à l’ image des débordements violents contre le mariage pour tous dont furent victimes Caroline Fourest et les Femens, ou encore les spectateurs de la Dernière tentation du Christ (un attentat à la bombe fût même commis dans le cinéma "Espace St Michel" à Paris, qui projetait le film en 1989, sans que l’on puisse démonter qu’il s’agisse bien de membres de cette même association) et ceux, aspergés à l’huile de vidange, venus voir la pièce de Romeo Castellucci,  Sur le concept du visage du fils de Dieu  au Théâtre de la Ville à Paris (Jean-Michel Ribes, le directeur du théâtre, quant à lui, a été molesté à son domicile, par des personnes se réclamant de ce mouvement).

Tous les moyens sont bon pour faire valoir leur vision du monde : prières de rue (contre les centres d’IVG montrant des fœtus ensanglantés ou le mariage pour tous devant l’assemblée nationale- sans que les lois l’interdisant ne soient appliquées, alors qu’il y a bien trouble à l’ordre public, lorsque l’accès à des centres de soin est bloqué ou que des députés ne peuvent pénétrer dans l’hémicycle !), saisie du CSA pour faire interdire des films aux moins de 18 ans (la tentation d’Adèle), pression sur les élus (loi sur le droit de mourir dans la dignité ou  recherche sur cellules souches), attaques à coups de marteaux et vandalisme d’œuvres d’art  (Piss Christ  et Sœur Jeanne Myriam  d’Andres Serrano), appelle au harcèlement contre la diffusion de films (Tomboy en 2014 ), …

 Ces personnes refusent « une France rouge et laïciste (…) à la vision intrinsèquement anti-chrétienne, anti-familiale et anti-nationale » et le font savoir bruyamment.

Bien que le front national se défende de sa proximité avec ses membres, on ne peut que s’étonner de leurs liens idéologiques, à l’image des déclarations de la députée M. Maréchal Le Pen,  qui souhaite dé-rembourser l’avortement (il aurait été plus court et honnête de parler d’interdiction, dans les faits, cela  revient à en couper l’accès aux femmes les plus démunies : jeunes et à revenus modestes) ou fermer les centres de planning familiaux. D’ailleurs, elle déclare, dans le journal Présent : « "Il faut accepter de définir et de revendiquer quel est notre héritage et quelle est notre identité. Ça passe par l'affirmation de notre héritage gréco-romain et chrétien. Il faut dire que la France est une terre culturellement et très longtemps spirituellement chrétienne", subordonnant cette identité à toutes les autres, la République y compris !

Je m’interroge donc sur l’inaction de nos politiques dans ce qui est une incursion grave de fondamentalistes religieux hostiles à la République et à la laïcité  et des moyens qu’on leur met à disposition en leur donnant le privilège de défiscaliser les dons, à quelques mois des élections présidentielles. D’autant que l’on sait parfaitement à qui profite le crime …

Un courrier a été adressé au Premier Ministre. Il est téléchargeable ici.

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25 juin 2016 : Rapport annuel du collectif laïque

Le rapport du collectif laïque 2014-2015 avait été rédigé sous le coup des assassinats de janvier 2015. Estimant qu’à travers les victimes étaient visés « les principes mêmes de notre République laïque », il saluait le sursaut salutaire du 11 janvier, et appelait à un renforcement de la laïcité qui ne soit pas qu’un effet d’annonce, tout en rejetant les amalgames racistes.

Les 13 novembre 2015 en France et 22 mars 2016 en Belgique nous ont fait basculer une nouvelle fois dans l’horreur, montrant que la portée de l’épisode précédent n’avait pas été comprise : cette barbarie organisée se réclame sur notre sol de l’agression menée en Syrie et en Irak par un « Etat islamique » autoproclamé. Qu’elle utilise des ressortissants Français ou Belges, ayant suivi des cursus scolaires dans nos pays, doit nous interpeller.

Le Collectif laïque s’est toujours refusé à confondre les assassins ou leurs complices avec l’ensemble des habitants de confession ou de culture musulmane, qui aspirent à vivre en paix. Il dénonce avec vigueur les amalgames racistes et xénophobes de l’extrême-droite. Pour autant, il ne peut que rappeler la position exprimée dans son rapport 2015 :

La fracture sociale, pour importante qu’elle soit, et contre laquelle la République doit lutter sans relâche, ne saurait servir de justification, même sociologique, aux déchirures culturelles et politiques.

En revanche, le déni face aux tensions créées par des comportements et revendications communautaristes sert en retour la montée de l’extrême-droite.

Si la République a une « responsabilité », c’est bien de promouvoir et de mettre en pratique ses principes, au premier rang desquels la laïcité.

Le Collectif constate que ses réflexions et propositions n’ont pas été entendues par les Pouvoirs publics, malgré les paroles officielles prononcées. Cette année, sur la totalité des dossiers mettant en jeu la laïcité, rien n’a évolué. Les initiatives annoncées sont restées sans effet réel sur le terrain. D’autres sujets sont apparus.

Plus grave, aux approches de l’année électorale 2017, des divergences se sont manifestées entre membres de l’exécutif sur des sujets comme la prétendue « islamophobie », le port du voile à l’Université ou la mode islamique pour les femmes. Le présent rapport salue certaines prises de position que nous approuvons.

télécharger le rapport 2015-2016 du collectif laïque

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19 décembre 2015 : L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise salue l’initiative de la mairie de Saint Gratien

L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise salue l’initiative du conseil municipal de Saint Gratien, à l’initiative de sa Maire, Jacqueline Eustache-Brinio, membre du groupe de travail Laïcité au sein de l’AMF, qui décide de proposer une charte de la Laïcité aux associations subventionnées.

Cette décision va dans le sens d’une meilleure lisibilité des subventions accordées et permet de garantir  aux administrés que l’argent public et ses bâtiments, sont utilisés dans le respect de l’intérêt général et des principes de la République.

Convaincus que la Laïcité est le seul principe à même de garantir le vivre ensemble, et le respect de notre triptyque républicain, nous ne pouvons qu’encourager les autres mairies du département à suivre cet exemple. Nous continuerons à nous mettre à la disposition de toutes les collectivités locales pour aider à promouvoir et faire respecter la Laïcité dans notre département, comme nous le faisons déjà dans certaines communes, comme Argenteuil, où notre exposition Laïcité a été proposée au public, en libre accès pendant deux semaines, dans le Hall de l’Hôtel de ville. 

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27 Novembre 2015 : L'OLVO appelle au Boycott de la réunion publique de P. Doucet

Philippe Doucet donnera une conférence ce 1er décembre prochain à Argenteuil sur la « Laïcité aujourd’hui ».

 

Outre le titre qui laisse présager une dérive, sous-entendant une « nouvelle laïcité » en opposition à une « laïcité d’hier », remettant ainsi en question la validité de la loi de 1905 dans son contenu actuel, nous ne pouvons que réprouver les intervenants invités à la tribune pour échanger sur cette question.

En effet, échanger sur cette thématique, entouré de  représentants des cultes, d’un franc-maçon et de JL Bianco, lui-même vivement critiqué pour ses prises de positions minimisant les difficultés rencontrées sur le terrain sur les questions de dérives graves (la dernière fois en date étant la réponse faite à notre observatoire qui l’avait saisi sur l’affaire des prédicateurs du salon de la femme musulmane de Pontoise), donne une vision bien caricaturale et éparse de ce que devrait être la laïcité : une affirmation de nos valeurs communes avant d’être celle d’une appartenance à une communauté.

 

Philippe Doucet n’en est pas à son coup d’essai pour affirmer une laïcité « ouverte », dénaturée par les attaques et arrangements incessants qu’il a imposé lors de son mandat de maire, dans la ville d’Argenteuil. Nous avons d’ailleurs dû le rappeler à l’ordre lors du vote du conseil du culte en décembre 2012, qu’il a été contraint de renommer et d’élargir, suite à notre action au tribunal administratif de Pontoise.

Aussi, nous appelons au boycott de cet évènement et nous réservons la possibilité d’organiser une contre-manifestation pour exprimer notre désapprobation de cette vision que veut nous imposer le député d’Argenteuil de la Laïcité.

Laurence Marchand-Taillade

Présidente

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25 Novembre 2015 : L’OBSERVATOIRE DE LA LAICITE DU VAL D’OISE LANCE UNE PETITION CONTRE  L’INCITATION AUX CRIMES ENVERS LES FEMMES

 L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, après l’inaction des pouvoirs publics, suite au salon de la femme musulmane à Pontoise et nos messages d’alerte, décide de faire appel aux citoyens pour obtenir que le droit s’applique !

Nous demandons que les prédicateurs qui incitent au crime envers les femmes soient arrêtés et jugés pour ce qu’ils sont : des criminels !

 

Cette pétition est née d’un constat : aujourd’hui sur notre territoire des personnes peuvent tenir une parole publique incitant aux crimes envers les femmes, du seul fait d’être une femme, de se mouvoir et de se vêtir librement.

 

Ça n’est pas une question de religion mais de sexisme. Et le sexisme, tout comme le racisme, n’est pas une opinion mais un délit. Nommons les choses afin de pouvoir les qualifier juridiquement et agir pour défendre les droits fondamentaux de la personne humaine qui incluent le droit au respect et à l’intégrité physique et psychique.

 

PETITION CHANGE.ORG

(PROCUREURS AGISSEZ)

CONTRE  L’INCITATION AUX CRIMES ENVERS LES FEMMES

 

https://www.change.org/p/procureurs-bernard-cazeneuve-christiane-taubira-manuel-valls-contre-l-incitation-aux-crimes-envers-les-femmes?recruiter=45051162&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

 

Nous estimons qu’il est de notre devoir, à tous, d’agir pour que cessent ces délits graves. Médias, votre pouvoir est grand, nous comptons sur vous.

Laurence Marchand-Taillade

Présidente Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise

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15 Novembre 2015 : L’OBSERVATOIRE DE LA LAICITE DU VAL D’OISE S’ASSOCIE AU DEUIL NATIONAL

L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise condamne l’acte de terrorisme commis ce vendredi contre notre pays.

Nous tenons à rappeler que cet acte, commis au nom de l’Etat Islamique, est avant tout une déclaration de guerre à la République et à ses fondamentaux, que seule la Laïcité peut garantir, contre les obscurantismes.

Nous sommes de tout cœur solidaires des familles des victimes, en ce jour de deuil national, et nous associerons à toutes les volontés qui se feront connaître pour apaiser le climat dans notre département, où les tensions sont déjà grandes.

Nous demandons, conformément à l’article 26 de la loi de 1905, la fermeture de tous les lieux de culte où s’expriment des guides spirituels coupables de « discours tendant à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres », sur notre territoire. Nous recommandons vivement aux autorités d’arrêter ces derniers,  conformément à l’article 35 de cette même loi.

Par ailleurs, nous estimons nécessaire que des parcours de « désendoctrinement » soient mis en place pour les Français revenus des régions de guerre au Moyen-Orient et que la déchéance de nationalité pour les personnes reconnues coupables d’actes terroristes ou de complicité soit appliquée avec fermeté.

Enfin, nous demandons que seule la langue française soit utilisée pour tous les cultes se déroulant en France, afin qu’un contrôle des prêches soit possible à tout moment. De plus, nous pensons que seuls des ministres des cultes établis durablement dans le pays, et dans les règles, doivent être autorisés à officier.

Nous l’avions déjà évoqué en janvier dernier, où nous demandions aux nombreux élus de notre département de cesser de jouer avec le feu du clientélisme électoral les menant à toutes les compromissions : la plus grande fermeté doit maintenant être la règle concernant la défense de nos principes républicains que sont la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la Laïcité.

Laurence Marchand-Taillade

Présidente

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9 novembre 2015 : L’observatoire de la Laïcité dénonce la mascarade du débat sur le vivre ensemble organisé à Cergy le 14 novembre

Le samedi 14 novembre prochain, de 16h à 18h, dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, la ville de Cergy invite des conférenciers plus que controversés sur la question du vivre ensemble.

En effet, Rokhaya Diallo, est connue pour ses prises de position en faveur d’un modèle social basé sur les statistiques ethniques et une laïcité à l’anglo-saxonne, ouverte aux religions et même à l’intégrisme.

Quant à Pascal Boniface, il alimente la théorie du complot « islamophobe » en opposition aux défenseurs de la Laïcité.

Comment nos élus, qui sont les garants de nos principes républicains, peuvent-ils organiser un tel débat et donner la parole à ces personnages qui ont fait la preuve du peu d’affection qu’ils portent à la Laïcité ?

L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, qui n’a pas été consulté sur la question, rappelle que seule l’application de la loi de 1905 est la garantie du bien vivre ensemble, à l’inverse même du message porté par les intervenants annoncés.

Nous regrettons cette dérive de la part d’élus qui semblent devenir coutumiers de la question, après leur manque total de réaction lors du salon de la femme musulmane à Pontoise, et leur demandons de revenir au plus vite à la raison.

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5 novembre 2015 : L’observatoire de la Laïcité soutien les habitants de Seraincourt

Les habitants de la ville de Seraincourt se trouvent face à une décision du Conseil municipal qui sort complètement des sentiers républicains.

En effet, la municipalité a pris un arrêté infligeant l’angélus du matin (décalé à 8h05), sur conseil du curé !

 

Nul doute que cette élue a oublié que la République ne reconnait (et donc n’impose ?) aucun culte. Aussi, qu’une mairie s’immisce ainsi dans la vie paroissiale et impose à ses administrés de vivre au rythme d’un culte est un comble dans une République Laïque !

Interrogée par téléphone, puis par mail, Madame le Maire, n’a pas répondu à nos questions.

 

Nous demandons, donc, à cette élue de respecter la loi de séparation des Eglises et de l’Etat et de revenir à la raison concernant une question qui ne lui revient pas. Une consultation de ses administrés sur la question semble être un préalable, avant de courir consulter le curé sur les bonnes pratiques à adopter dans son village.

 

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22 septembre 2015 : L’observatoire de la Laïcité saisit les institutions contre les fondamentalistes

 

Suite au salon des 12 et 13 septembre dernier, l’Observatoire de la Laïcité du val d’Oise a décidé de saisir les autorités compétentes pour faire réagir ceux-ci face  des propos inacceptables qui se sont tenus dans notre pays.

A la lumière de ces propos, nous pouvons aisément rebaptiser ce qui a eu lieu de « salon fondamentaliste du Val d’Oise » car, que nous sachions, les musulmans français, dans leur ensemble, ne cautionnent pas ces points de vue. Ils ne doivent pas être les otages de politicards communautaristes !

Comment notre république laïque a-t-elle pu engendrer de telles horreurs ?

Comment nos élus, qui sont les garants de nos principes républicains, peuvent-ils accepter que se tienne ce type de manifestation ?

Avertis, les uns, étaient au festival du cirque à cinq kilomètres de là, tandis que d’autres préparaient une omelette géante et se faisaient balader en charrette à une foire agricole d’un village du Vexin – préfet inclus !

Doit-on les laisser creuser le lit du FN par cette passivité coupable ?

Aujourd’hui, sonne le glas du clientélisme électoral et de la passivité des politiques !

Nous demandons à Jean-Louis Bianco, le président de l’observatoire de la Laïcité, délégué auprès du premier ministre, de revenir à la raison et de cesser d’attaquer les associations comme la nôtre, de revenir à la lucidité et de rendre des rapports objectifs sur ce qu’il se passe vraiment sur nos territoires. Je lui propose même de lui fournir un rapport annuel de nos actions de terrain en réponse à une observation attentive des réalités.

Nous ne pouvons plus nous permettre de prétendre que « la France n’a pas de problème avec la Laïcité » !

Nous demandons à Bernard Cazeneuve d’agir, notamment via sa cellule de contre-propagande sur le net, et de passer de l’observation passive à l’action !

Il doit se saisir de ces vidéos qui fourmillent sur le net, les faire interdire et poursuivre leurs auteurs. On ne peut pas tenir de tels propos sans être inquiété en France !

Nous demandons à Manuel Valls de prendre ses responsabilités et d’assumer ses propos du 14 janvier. Il doit agir pour faire appliquer nos lois, comme il l’a fait contre les propos antisémites de Dieudonné !  

                                                                                                                              

Soucieux de préserver notre jeunesse de prédicateurs sectaires et dangereux pour le vivre ensemble, nous n’accepterons aucun compromis !

Vous trouverez copie, ci-dessous, les courriers adressées ce jour à JL Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité délégué auprès du premier ministre, Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur et Manuel Valls, Premier Ministre.


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12 septembre 2015 : NON aux FANATISMES RELIGIEUX ! Hall Saint Martin Dimanche 13 septembre à 15h

 Manifestons notre opposition aux atteintes aux principes républicains de liberté, d’Egalité et de Fraternité !

La Mairie de Pontoise et le Préfet du Val d'Oise resteraient indifférents à l'antisémitisme et l'incitation au viol des femmes non voilées ? 

Ce week-end au parc des Expositions de Pontoise, se tiendra la troisième édition du Salon musulman du Val d'Oise, dédié à "la femme musulmane". Aux sympathiques espaces Shopping, Vie active et Cuisine s'adjoint un programme de conférences réunissant des prédicateurs fondamentalistes aux discours pour le moins virulents.

Rachid Abou Houdeyfa, imam de la mosquée de Brest, proche du Collectif contre l'islamophobie en France, enjoint sur les réseaux sociaux les femmes musulmanes à porter le voile "islamique" sous peine d'encourir les feux de l'Enfer dans l'au-delà, et des agressions sexuelles en ce bas-monde: "Si la femme sort sans honneur, qu'elle ne s'étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là."


Nader Abou Anas, imam de la mosquée Al Imane du Bourget et président de l'association D'Clic se référant notamment à Ibn Taymiyya ("source d'inspiration tant pour les salafistes quiétistes non politisés et opposés à la violence que pour les djihadistes qui cherchent des justifications idéologiques à la violence de leurs actions"), explique le plus sérieusement du monde que "la femme (...) ne sort de chez elle que par la permission de son mari" et que si elle refuse d'accomplir le devoir conjugal sous l'injonction de son époux, "les anges la maudiront toute la nuit". 

Hatim Abou Abdillah, imam de la mosquée As Salam de Maisons-Alfort, promet aux femmes coquettes et parfumées, gracieusement nommées "fornicatrices", un "châtiment atroce".

Éric Younous considère que les juifs sont punis par Allah, tandis que Mehdi Kabir considère les "mangeurs de porcs" comme "les gens les plus sales".

Cette édition du Salon musulman du val d'Oise devrait donc, selon toute logique, être rebaptisée "Salon fondamentaliste du Vfal d'Oise", car l'on ne sache pas que l'ensemble des musulmans français adoptent les points de vue de ces prédicateurs.
 

Aussi, l’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise appelle à un grand rassemblement devant le Hall Saint Martin Dimanche 13 septembre à 15h afin de manifester notre opposition à ces attentes aux principes républicains de liberté, d’Egalité et de Fraternité !

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9 Août 2015 : La fausse bonne idée de la Charte de la Laïcité

Dans une tribune datée du 25 juillet 2015, Philippe DOUCET, député du Val d’Oise et responsable de la Laïcité au groupe PS, lance un appel à la création et la diffucion d’une grande Charte de la Laïcité.

 

Cet appel, sous couvert de bonnes intentions de défense d’un principe républicain fondamental cache en réalité une volonté délibérée en finir avec la loi de 1905.

 A ses neuf bonnes raisons de diffuser cet appel, nous répondons ainsi :

« Considérant le fait religieux de plus en plus visible : Quand 74 % de français se disent inquiets pour la laïcité », ils le sont par ce que les élus en font ! Il ne s’agit pas de dérive des fidèles, mais des élus qui abondent dans leur sens et foulent, de ce fait, la loi du pied en reconnaissant et subventionnant les cultes.

« rappelons à tous que la Laïcité, c’est la garantie de la liberté de culte et de l’égalité entre les religions ».  Erreur, la Laïcité, c’est la liberté absolue de conscience et la reconnaissance d’auncune religion ! La Laïcité permet à chacun de pratiquer ou non, de croire ou non, mais ne reconnaissant aucun culte, on ne peut parler d’égalité de traitement entre les religions, si ce n’est dans un état concordataire ou certains cultes sont reconnus !

« La loi de 1905 est méconnue (…), n’est pas utilisable par les citoyens »

La loi de 1905, comme toutes les lois, est librement téléchargeable et consultable sur les sites du législateur public. La proposition de Monsieur Doucet est de mettre fin cette loi illisible our la remplacer par une charte de la Laïcité !

Le problème dans ces propos, c’est la valeur d’une charte face à un principe républicain : le principe est incontournable, quant la charte n’engage que ceux qui la signe. Comment y faire adhérer librement 60 millions de français et notammant ceux qui en réclament le démantellement ?

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31 juillet 2015 : Jean-Louis Bianco s’en prend aux défenseurs de la Laïcité !

 Jean-Louis Bianco signe une lettre pour le moins surprenante.

Le président de l’observatoire de la Laïcité missionné auprès du premier ministre, se plaint d’une potentielle  confusion entre l’Observatoire de la Laïcité et l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise » et demande à sa présidente-fondatrice, Laurence Marchand-Taillade « de bien vouloir modifier le nom de cette association ou préciser le statut précis de celle-ci lors de prises de positions publiques ».

Nous sommes d’autant plus surpris que cette lettre ait été communiquée à la presse, sans que nous ayons été informés de cette démarche.

Nous rappelons que l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise est un cadre associatif, régulièrement immatriculé en Préfecture du Val d'Oise. Qu'aucune antériorité n'a été révélée  dans l'étude préalable au dépôt des statuts. 

L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise ne prétend, nullement, appartenir à la mission ministérielle, injustement qualifié d'Observatoire, que Monsieur Bianco a dépouillé de toute sa substance par ses actions et ses déclarations souvent sans consultation préalable de  ses membres siégeant, avec lesquels nous entretenons d'excellents rapports.

Cette mission près du Premier Ministre a été promulguée postérieurement à notre création,  en 2013. Elle ne satisfait nullement au cadre de mission initial compte tenu des atteintes violentes et constantes dont fait l'objet le principe de Laïcité.

Par ailleurs, « nous nous étonnons d’une telle démarche, alors même qu’il existe plus d’une douzaine d’observatoires de la Laïcité sous statut associatif en France, dont certains que nous avons parrainé (Haute-Garonne, Essonne, Hauts de Seine, Vendée). De surcroît, Monsieur Bianco réagit tardivement, étant donné que son rapport d’activité 2013/2014 liste certaines associations du même type que la nôtre et relève déjà l’action de l’observatoire du Val d’Oise » (page 59). Il nous est permis de croire que Monsieur Bianco agit sur service commandé puisqu'il y a quelques mois, il acceptait de parrainer un Observatoire de la Laicité  en Vendée, sous statut associatif adhérent à notre charte interne.

Une action plus constructive, aurait été de proposer une dynamique collaborative susceptible de renforcer la défense de ce principe fondamental à l'œuvre de notre pacte républicain. Il semble, cependant, que notre compréhension du principe de Laïcité demeure peu compatible, en période électorale, avec celles de certains de ses amis, pour lesquels monsieur Bianco nous demande de nous saborder.

Aussi, nous ne changerons pas le nom de notre association, continuerons nos actions de terrain et lui proposons, s’il le souhaite, de lui rendre régulièrement un rapport sur nos observations ainsi que nos préconisations. 

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7 janvier 2015 : L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise condamne l’acte de Barbarie commis ce jour contre le journal satirique Charlie Hebdo.

Nous tenons à rappeler que cet acte, commis au nom de l’Islam radical, est avant tout une déclaration de guerre à la République et à ses fondamentaux, dont la liberté d’expression, que seule la Laïcité peut garantir, contre les obscurantismes.

Nous sommes de tout cœur solidaires des familles et collègues des victimes en ce jour de deuil national et nous associerons à toutes les volontés qui se feront connaître pour apaiser le climat dans notre département, où les tensions sont déjà grandes.

Cette évènement tragique doit marquer un coup d’arrêt à l’angélisme pratiqué par de nombreux élus qui depuis des années jouent avec le feu et les ramener vers la défense de nos valeurs que sont la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la Laïcité.

Laurence Marchand-Taillade

Présidente

Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise

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3 juin 2014 : ARGENTEUIL : Observatoire de la Laïcité / Equipe Doucet : 1-0

 

L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise a dénoncé et attaqué, seul, au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, la délibération validant la création d’un conseil du culte à Argenteuil, en date du 3 décembre 2012, par l’ancienne majorité menée par Philippe DOUCET.  

Ce jugement du  27 mai 2014, qui fait suite à l’audience du 15 mai 2014, nous donne toute satisfaction puisqu'il est bien donné acte que la commune d'Argenteuil a abrogé la délibération que nous avions contestée, et parce que nous l’avions contestée, pour la remplacer par une autre.

Par ailleurs, la commune d'Argenteuil a été condamnée à payer à l'Observatoire de la laïcité du Val-d'Oise, au titre de l'article L 761-1 du Code de justice administrative, une somme de 800 €.

« Je me réjouis d’un verdict qui justifie la démarche de l’Observatoire contre les agissements contraires aux valeurs de notre République de l’ancien maire d’Argenteuil. Ce jugement nous conforte dans notre rôle de seule organisation locale en mesure de promouvoir et défendre les valeurs laïques dans le département. J’espère que M. MOTHRON proposera rapidement à Pierre LE GALL, notre représentant local, de siéger dans le conseil du vivre ensemble afin de restaurer la place de la Laïcité au cœur de la ville d’Argenteuil et de ses instances » souligne Laurence Marchand-Taillade, la présidente de l’Observatoire.

 

Laurence MARCHAND-TAILLADE

Présidente

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23 mai 2014 : COMMUNIQUE DE PRESSE : PORT DE SIGNES RELIGIEUX LORS DES SORTIES SCOLAIRES

L’observatoire de la Laïcité s’étonne des polémiques créées par les mères voilées d’Argenteuil qui souhaitent accompagner des sorties scolaires.

 

Des mères d’Argenteuil ont manifesté ce jour leur colère de ne pouvoir accompagner leurs enfants, voilées, lors de sorties scolaires.

 D’abord, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise rappelle qu’accompagner « son enfant » en sortie scolaire n’est pas un droit. Les enseignants ont tout loisir de choisir l’accompagnateur, ils sont responsables des groupes classe dont ils ont la responsabilité sur le temps scolaire.

 Par ailleurs, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise tient à rappeler quelques fondements qui semblent oubliés par ces mères :

L’enseignement public est laïc. Les sorties scolaires sont un prolongement de cet enseignement, et répondent aux mêmes principes de neutralité politique et religieuse.

Les enseignants étant soumis à cette neutralité, il est légitime pour ceux-ci, ainsi que pour les directeurs d’écoles, qu’ils souhaitent que les parents accompagnateurs, qui de ce fait entrent dans le cadre de l’enseignement public, respectent cette neutralité.

 Laurence Marchand-Taillade rappelle que « ces mamans  n’accompagnent pas leur enfant, mais des enfants qui suivent un enseignement laïc, qui eux sont de toutes origines, culture et tradition, que seule la Laïcité permet de rassembler en mettant en avant ce qui leur est commun : l’éveil à la citoyenneté »

 Laurence Marchand-Taillade rappelle aussi que « soustraire son enfant à une sortie scolaire parce que l’on ne peut pas l’accompagner, comme l’ont déclaré ces mamans dans la Parisien de ce jour, c’est le soustraire aussi à son droit à apprendre. De telles menaces, pour faire plier les enseignants et les obliger à se soumettre à des revendications communautarises, sont indignes et contraires aux intérêts des enfants. Ces mamans ont fait le choix de l’école publique laïque. D’autres options, notamment à Argenteuil, sont possibles, dont celles d’inscrire leurs enfants dans des écoles confessionnelles. Faire le choix de l’enseignement public, c’est aussi en accepter les principes fondamentaux. »

 Devant de telles manifestations, il semble évident que la loi devienne incontournable, comme pour les établissements accueillant de jeunes enfants.

 Laurence MARCHAND-TAILLADE

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20 février 2014 : COMMUNIQUE DE PRESSE : Manuel VALLS à la mairie d’ARGENTEUIL

L’observatoire de la Laïcité exprime son mécontentement devant ce qu’il considère comme une provocation

Manuel Valls était ce soir à la mairie d’Argenteuil pour assister à la réunion du Conseil du Vivre ensemble/des cultes.

Outre la double existence de ces instances que nous dénonçons ; l’observatoire tient à rappeler qu’un recours est en cours d’instruction au tribunal administratif à ce sujet ; nous sommes toujours dans l’attente de la nomination de l’un de nos membres au sein du conseil du bien vivre ensemble, comme l’ont conditionné les élus qui ont voté sa création lors du conseil municipal d’avril 2013. Ce conseil, bien qu’ayant changé de nom, reste donc bien un conseil du culte, ce qui est contraire à la loi de 1905 : « l’Etat ne reconnaît aucun culte ».

Aussi, mêler ainsi le ministre de l’intérieur à une telle mascarade, alors même que le dossier n’est pas jugé, nous semble du plus mauvais goût, particulièrement en période électorale.

Nous mettons en garde Monsieur Doucet, le clientélisme auquel il se livre, à des fins qui lui sont personnelles, l’éloigne des valeurs républicaines et du but qu’il dit poursuivre : l’apaisement. 
Attiser les revendications de communautés n’a jamais favorisé le bien vivre ensemble, mais le morcellement et la concurrence de celles-ci dans la course aux avantages et aux acquis. Pire, il mène à l’accélération du délitement du bien vivre ensemble, puisque le citoyen moyen ne peut plus accéder à ce à quoi il pense avoir droit, sans revendiquer une appartenance à l’une de ces communautés.

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20 février 2014 : COMMUNIQUE DE PRESSE : LA MOSQUEE D'ARGENTEUIL ABRITE UNE REUNION POLITIQUE CONTROVERSEE


La mosquée Mosquée Es-salam à ARGENTEUIL à s’apprête à accueillir, le 22 février prochain, le très controversé Hassan IQUIOUSSEN pour une conférence dont l’objet est « Islam et politique, deux notions contradictoires ».


L’observatoire de la Laïcité ne s’oppose pas à ce type de débat, mais s’interroge sur la légitimité d’une mosquée à l’accueillir. et à l'organiser.
En effet, l’a
rt. 26 de la loi de 1905 stipule bien qu’ « Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte ».

Par ailleurs, l’invitation en elle-même montre une vision contestable des relations entre politique et Islam : Une balance dont les plateaux contiennent pour l’un l’Elysée, pour l’autre, une mosquée. Nous considérons que c’est inacceptable, il s’agit là d’une remise en cause imagée de la Laïcité mais aussi une mise en scène dramatique de rapport de force entre l’Etat et les religions avec un prêcheur pour maintenir l’équilibre.


La République Française est laïque et indivisible, elle ne supporte aucune remise en cause de ce type, et encore moins lorsqu’il s’agit d’instrumentaliser des communautés en leur promettant de nouveaux droits auxquels elles n’auront de toute façon pas droit : la loi est la même pour tous et ne pourrait dépendre de l’appartenance à une communauté quel qu’elle soit.

Nous avons déjà demandé aux organisateurs de bien vouloir se plier à la loi et envoyé un courrier en LRAR (joint à ce mail) à Monsieur le préfet, afin qu'il fasse en sorte que celle-ci soit respectée de la même manière pour tous
.
Cette réunion arrive à la suite de dérives répétées et graves de la part du député-maire d'Argenteuil, qui n'est plus en mesure de faire respecter la loi sur sa commune, étant lui même à l'origine de l'instrumentalisation des communautés religieuses dans sa ville.

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13 décembre 2013 : Rapport sur l'intégration : Des propositions aberrantes !


L'observatoire de la laïcité du Val d'Oise s' érige contre les propositions anti républicaines et remettant gravement en cause le principe de Laïcité, qui sont faites dans le rapport dont nous venons de prendre connaissance. 

Nous ne comprenons pas comment de telles propositions peuvent émerger dans notre pays et notons l'engagement de M. AYRAULT, de ne pas revenir sur le port de signes religieux à l'école. Nous y resterons vigilants.

Néanmoins, nous nous inquiétons de la teneur d'un tel rapport qui, une fois n'est pas coutume, après la consultation sur l'identité nationale, instrumentalise le communautarisme pour favoriser la montée du FN, en une période électorale incertaine. 

La France mérite mieux que ces petits jeux politiciens de bas étage et court termistes.Il est temps de réaffirmer nos valeurs, celles pour lesquelles la France rayonne, celles qui ont vu le jour dans le terreau de la révolution et dont le pilier fondamental est la laïcité.

Nous demandons donc, aux élus et représentants politiques, de prendre leurs responsabilités et de revenir à un comportement moral et respectueux des valeurs de la République française : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité. 

Www.observatoirelaicite95.org

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9 décembre 2013 : Pour l'anniversaire de la loi, une charte !

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Elections municipales 2014

Une charte d’engagement au principe laïque pour les candidats 

La Laïcité, fondée sur la loi de 1905, organise la séparation des religions et de l’État. Elle garantit ainsi la neutralité de l’État à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles.

Aussi, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise lance cette semaine sa charte afin de pousser les candidats à s’engager pleinement à respecter cette valeur fondamentale de la République à travers sept engagements :

01/ Respecter et faire respecter la Laïcité - et notamment la loi de 1905 - par les fonctionnaires de la commune.

02/ Respecter les principes de la loi de 1905 sur le financement des lieux de culte  et des associations cultuelles ;

03/ Afficher une Charte d’usage laïque dans chaque service de la commune et assurer une formation à la laïcité aux élus et aux fonctionnaires de celle-ci;

04/ Proposer une Charte d’usage laïque dans tous les établissements sportifs publics, en particulier en veillant aux principes de mixité et d'égalité homme/femme ;

05/Célébrer tous les mariages reconnus par le Code civil sans aucune forme de discrimination ;

06/ Célébrer les parrainages républicains lorsque cela est demandé par des familles ;

07/ Garantir l'égalité de traitement entre tous les habitants de la commune et s'opposer à toutes les formes de discriminations.

 Elle  a été adressée, cette semaine, aux présidents des fédérations politiques valdoisiennes, à savoir l’UMP, Le PS, EELV, le PCF, le PRG, l’UDI, le MRC, le MUP, afin qu’ils la relaient à leurs candidats investis.

Cette charte peut aussi être directement téléchargée sur le site de l’observatoire sur le www.observatoirelaicite95.org, pour les candidats sans étiquette.

Nous invitons les colistiers, sympathisants, électeurs à inciter leurs têtes de liste à signer cette charte pour le respect de la loi de 1905, s’ils sont élus.

Après les observations de dérives émanant tant des élus que des communautés, nous trouvons urgent de donner un signal fort de réaffirmation de la neutralité de l’État à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles, de la part des élus de la République, afin d’y mettre un terme.

Ce signal doit émaner de tous et sera, en temps voulu, pour les électeurs, un élément de choix entre les candidats qui se présentent à l’occasion des élections municipales de mars 2014.

Laurence MARCHAND-TAILLADE

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Norbert-Olivier TEMBO, premier signataire de la Charte d’engagement au principe Laïque



Norbert-Olivier TEMBO, candidat MRC à MERY-SUR-OISE, soutenu par Jean-Pierre PERNOT, maire sortant, a souhaité volontairement signer la charte de l’engagement au principe Laïque que l’observatoire de la laïcité du Val d’Oise a mis en ligne en octobre 2013, sur son site.

Je me réjouis, en tant que présidente, des hautes valeurs morales de ce candidat qui a fait la démarche de me contacter pour officialiser cet instant et a renouvelé, à cette occasion, son attachement à la Laïcité, en présence de son équipe de campagne.

J’espère que d’autres candidats de tous bords suivront cet exemple, rappelant, par là-même, la place primordiale de cette valeur pour le bien-vivre ensemble, à l’heure où certains jouent avec le feu en attisant les communautarismes à des fins électoralistes à peine déguisées.

Laurence MARCHAND-TAILLADE
Présidente

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09 septembre 2013 : Charte de la Laïcité dans les écoles

L'Observatoire international de la laïcité salue l'élaboration et l'affichage de la charte de la laïcité dans les écoles de la République et remercie Monsieur Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale, pour sa détermination et son sens des valeurs à l'égard de ce texte.

L'Observatoire international rappelle que c'est son président qui, lors de la conférence sur la refondation de l'école de la République, a lancé l'idée de cette charte de la laïcité spécifique à l'école de la République, à destination des élèves, des enseignants et des parents d'élèves... Le ministre de l'éducation nationale lui avait alors demandé de participer à une commission quant à l'élaboration de ce texte, avec des universitaires, philosophes et inspecteurs de l'éducation nationale...

Le texte proposé par cette commission est très exactement, peu ou prou, le même que celui retenu par le ministre. C'est donc une avancée considérable dans la défense et le rappel des principes laïques et républicains.

L'intégralité du document en téléchargement ici

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14 décembre 2012 : Lettre au maire de Vauréal suite à la co-organisation d'un évènement à caractère religieux sur la voie publique :

Objet : contestation d'une manifestation à caractère religieux


Monsieur le Maire,


La ville de Vauréal organise une crèche vivante pour la sixième fois.

Que cette manifestation ai lieu dans l'église et soit organisée par l'association cultuelle disposant de l'église en question est une chose, mais que cette manifestation soit co-organisée par la mairie, dans l'espace public, en est une autre.


En effet, l'article 2 de la loi de 1905 est clair : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. »


Aussi, la Mairie de Vauréal, par sa participation à l'organisation de cet événement à caractère religieux, en autorisant, de plus, l'utilisation de la voirie communale, promeut et subventionne une religion, ce qui la met en situation de non-respect de cette loi.


L'observatoire de la Laïcité du Val d'Oise vous demande de bien vouloir revoir vos priorités budgétaires en relation avec le respect de la Laïcité, pilier du bien vivre ensemble, et dans le respect de vos administrés qui n'ont à financer aucun culte par leurs impôts.

Nous restons à votre disposition pour vous apporter aide et conseil, quant à l'application de la loi de 1905, dans votre ville.


Veuillez croire, Monsieur le Maire, en l'expression de nos salutations les plus respectueuses.


Laurence Marchand-Taillade,

présidente

Observatoire de la Laïcité du Val d'Oise

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8 décembre 2012 : Lettre au sous-préfet d'Argenteuil :

Monsieur de sous-préfet,


Lors du conseil municipal de la ville d'Argenteuil qui s'est réuni le lundi 3 décembre 2012, certains des points à l'ordre du jour ont relevé l'attention d'Argenteuillais qui ont saisi l'Observatoire de la Laïcité du Val d'Oise sur la question. 

  • La création d'un conseil des cultes

  • La mise en place d'une journée des spiritualités

  • La mise à disposition de différents terrains pour des déplacements de lieux de culte sous formes de baux emphytéotiques

Nous contestons la création d'un conseil du culte car cette décision, émanant d'une assemblée élue, vient à l'encontre de l'article 2 de la loi de 1905, à savoir : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.» Créer un conseil du culte pose un problème central : La reconnaissance et l'organisation, par un organe électif, d'un statut politique aux cultes, et revient donc sur le principe de séparation des Églises et de l’État.

Enfin, la mise à disposition de terrains communaux par le biais de baux emphytéotiques, bien que légitimé par le conseil d’État, nous pose aussi le problème de l'utilisation de biens publics pour répondre à une pratique privée, celle du culte, mais est aussi une forme déguisée de subventionnement du culte, interdit par l'article 2 de la loi de 1905.

Nous vous demandons de bien vouloir inviter Monsieur le maire d'Argenteuil, ainsi que les membres de son conseil municipal, à se rendre à la raison ou de les contraindre par un recours administratif.

Si toutefois aucune avancée dans ce dossier ne devait se faire dans les 15 prochains jours, l'Observatoire de la Laïcité du Val d'Oise se réserverait le droit de saisir le tribunal administratif de Pontoise pour faire invalider cette décision.

Veuillez croire, Monsieur de sous-préfet, en l'expression de nos salutations les plus respectueuses.

Laurence MARCHAND-TAILLADE

présidente 

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29 Novembre 2012 : Lettre à Monsieur de Maire d'Argenteuil :

Monsieur Le Maire d'Argenteuil,

Lors du conseil municipal de la ville, qui se réunira le 3 décembre 2012, l'un des points à l'ordre du jour a relevé l'attention d'Argenteuillais qui ont saisi l'Observatoire de la Laïcité du Val d'Oise sur la question.

- La création d'un conseil des cultes ;
- La mise en place d'une journée des spiritualités ;
- La mise à disposition de différents terrains pour des déplacements de lieux de culte sous formes de baux emphytéotiques.

Nous contestons la création d'un conseil du culte car cette décision, émanant d'une assemblée élue, vient à l'encontre de l'article 2 de la loi de 1905, à savoir : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.» Créer un conseil du culte pose un problème central : La reconnaissance, par un organe électif, d'un statut politique aux cultes, et revient donc sur le principe de séparation des Églises et de l’État. Enfin, quels cultes ? Quelle légitimité d'une religion par rapport à une autre ? Quelle équité entre les cultes ? Sont encore des questions à se poser, pour des raisons d'égalité entre les citoyens, qui vont financer ce conseil et le subir. Quelle place pour les Athés, les Agnostiques, les Gnostiques ? Doivent-ils subir des décisions, financer des religions qu'ils ne reconnaissent pas ?

Enfin, rappelons le, les Églises n'ont nul droit d'intervenir dans la gestion de l’État, dans l'exercice de leur ministère, selon l'art. 26 de la loi de 1905.

 

La mise en place d'une journée des spiritualités nous semble être une décision incongrue, institutionnalisant, une fois de plus, un lien entre vie publique et vie spirituelle, renvoyée par la loi de 1905 au domaine privé.

Pour finir, la mise à disposition de terrains communaux par le biais de baux emphytéotiques, bien que légitimé par le conseil constitutionnel, nous pose aussi le problème de l'utilisation de biens publics pour répondre à une pratique privée, celle du culte, pour une communauté, sur le bien commun.

Nous sommes surpris, alors que le Président de la République, François HOLLANDE, soutenu par vous et votre équipe, a réaffirmé clairement son attachement à la loi de 1905 et son inscription à la constitution française, de cette posture politique prise localement.

Nous rappelons que la Laïcité, en écartant se qui nous sépare, est le ciment de notre République et vous invitons, ainsi que les membres du conseil municipal, à se rendre à la raison.

Si toutefois, cette décision était adoptée par le conseil municipal, l'Observatoire de la Laïcité du Val d'Oise se réserverait le droit de saisir le tribunal administratif de Pontoise pour faire invalider cette décision.

Je reste à votre disposition pour en rediscuter.

Bien à vous,

Laurence MARCHAND-TAILLADE,
présidente
Observatoire de la Laïcité du Val d'Oise
Association de loi de 1901 - déclarée en sous-préfecture d'Argenteuil sous le n° W951000602
Antenne locale de l'Observatoire International de la Laïcité et de lutte contre les dérives communautaires
contact@observatoirelaicite95.orgwww.observatoirelaicite95.org

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26 septembre 2011, Laïcité, Front National : Laurence Marchand-Taillade s'interroge... Marine Le Pen se défile ?

La présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, Laurence Marchand-Taillade, a sollicité Marine Le Pen et ses collaborateurs à venir débattre avec les membres de l'Observatoire et la population Valdoisienne. Ces démarches sont restées sans réponse de la part de la candidate.


Alors que Madame Le Pen est venue dans notre département pour s’adresser aux agriculteurs cette semaine, la Présidente de l'Observatoire départemental de la Laïcité a, cordialement, réitéré son invitation à madame Le Pen, à débattre autour du principe de laïcité pourtant central dans son projet présidentiel.


Devant la passivité de la candidate à ces multiples invitations, l’observatoire a choisi de rendre publique cette invitation.


L'Observatoire Départemental doit pouvoir évaluer de manière claire, objective et publique les positions de Madame Le Pen, comme celles des autres candidats à l’élection présidentielle de 2012. Le Val d'Oise demeure l'un des départements de France les plus touchés par les assauts et les menaces contre le principe de Laïcité. Dans notre département, les élus de toutes tendances confondues, ont joués aux apprentis sorciers en exacerbant les réflexes communautaires, par le jeu des promesses électoralistes.


La venue de Marine Le Pen dans le Val d'Oise aurait, certainement, pu être un moment singulier dans la vie politique française, moment d'un débat nécessaire pour clarifier les positions de la candidate à l'égard des dérives dénoncées depuis deux ans par l'Observatoire départemental telles que :



§ L’octroi d’un terrain à Cergy par baux emphytéotiques pour la construction d’une mosquée annulé par le tribunal administratif de Pontoise,


§ L’ouverture d’un Quick Hallal à Argenteuil,


§ L’ouverture à des horaires distincts pour les femmes de la piscine de Sarcelles,


§ L’octroi d’une subvention pour envoyer des jeunes aux JMJ de Sydney par la mairie de Ermont,


§ L’occupation illégale d’infrastructures publiques pour les prières,


§ La diminution des budgets des services IVG dans les hôpitaux publics, voire leur fermeture, sous la pression de lobbies catholiques,


§ Le port de kippa par les soignants dans les hôpitaux publics,


§ La généralisation du Hallal dans les cantines,


§ Le port du voile intégral,


§ L’ouverture du débat sur la Laïcité ouvert par l’UMP …



Nous attendons, donc, de la candidate, sur ces questions, des réponses claires et précises.


L'invitation est donc renouvelée.

Gilles Delapierre

Chargé de mission Evaluation des Politiques Publiques Locales

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6 avril 2011, Débat sur la Laïcité entamée par l'UMP


La loi de 1905 sur la Laïcité est un des principes fondateurs de notre République. Elle a fait la preuve ces cent dernières années de son efficacité et de sa parfaite adaptation aux contraintes de la séparation nécessaire entre les églises et l’Etat. Ni « laïcité ouverte », ni « laïcité d’accueil », ni « laïcité plurielle », ni « neutralité positive », ni laïcité « molle » ou « dure », ni laïcité « ouverte » ou « fermée », ni autres qualificatifs qui fleurissent depuis quelques mois, la « Laïcité » est le seul principe qui permet la vie en société dans le respect des valeurs d’autrui et permet le bien vivre ensemble.

La séparation Églises/État est la clé de voûte de la laïcité : la stricte séparation Églises/État est nécessaire, garantie d’impartialité ; la stricte neutralité de l’État lui permet de s’affirmer comme le bien de tous sans préférence, ni discrimination : la Loi de 1905, acte d’auto émancipation de la puissance publique doit être préservée. L’émancipation laïque requiert que les religions cessent d’être impliquées dans la puissance publique, l’école en étant le principal bastion.

Entamer un débat sur La Laïcité pour la moderniser ou l’Islam de France revient à différencier une religion parmi d’autres pour en faire une exception à laquelle nos lois devraient s’adapter. Or, à l’écriture de la loi de 1905, toutes les religions étaient concernées de la même façon par ce texte, et s’appuyer sur l’augmentation du nombre de pratiquants ou de croyants d’une religion pour remettre en question les fondements de cette loi n’a pas de sens. Ce qui porterait du sens, serait de faire appliquer ce texte strictement et aurait pour conséquences de mettre fin à un certain nombre de débats stériles

Ainsi, je ne cautionne nullement le débat et les conclusions qui en découlent et s’avèrent n’être en fait qu’une action démagogique pour poser l’UMP sur une thématique porteuse électoralement. D'abord, parce que la République laïque n'a pas à décompter les adeptes des différentes croyances. Ensuite, et surtout, parce que nul ne doit être classifié, selon son origine ou sa couleur de peau, à une religion, (article 1 de la déclarations des droits de l’homme) sauf à soumettre précisément la pensée publique aux diktats religieux de tous ordres.


Laurence MARCHAND-TAILLADE
Présidente
Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise

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15 septembre 2010,

Observatoire International de la Laïcité contre les dérives communautaires

Les « Quick Halal », une sérieuse entorse à la laïcité française


Un organisme public ne peut acquitter un impôt religieux La chaîne de restauration rapide « Quick », numéro 2 sur le marché français, vient de provoquer une polémique en consacrant 14 de ses enseignes – principalement en Île-de-France, sur 470 établissements – exclusivement à la vente de viandes préparées selon les spécifications de la loi musulmane, la Charia.
Cette grave entorse à la laïcité, c'est-à-dire à la séparation entre les religions et l'État, n'aurait pas eu de fondement si l'actionnaire unique de cette entreprise avait été autre que l'État français, en l'occurrence l'organisme public dépositaire de l'épargne des français, à savoir la Caisse des dépôts et consignations,  estime l'Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires.
Que des produits conformes aux prescriptions de l'Islam « halal » ou du judaïsme «casher » soient proposés à la consommation dans des rayons dédiés de magasins d'alimentation, ou dans des points de vente spécialisés relevant du secteur privé, en toute clarté de choix pour le consommateur, tout comme des produits bio ou des spécialités culinaires exotiques ou régionales, dans une offre plurielle libre ne peut en rien être contraire à la laïcité et à la neutralité de l'État.
Mais il en est tout autrement lorsque l'État se fait le pourvoyeur de pratiques religieuses et l'incitateur au communautarisme.

Cette affaire des « Quick halal » est de la même nature que celle des prêts bancaires de la « finance islamique » qui tentent de s'implanter dans la France laïque, et que nous avons dénoncés parmi les premiers. Les justifications avancées ici et là ayant trait au succès commercial, aux profits accrus pour l’enseigne, au marché national porteur ou à la création d'emplois ne changent rien à l'affaire.

En premier lieu il faut souligner que la totalité des produits – carnés ou autres – commercialisés dans ces points de vente doivent être placés sous contrôle et
autorisation d'une autorité religieuse, en plus du contrôle sanitaire de la puissance publique : il y a donc autorité partagée de l'État avec une instance religieuse, comme pour la « finance islamique ». S'il en est de même pour l'abattage rituel ou la production de vins et autres produits conformes à la religion juive, dite « cacherout », le financement de celui-ci ne passe nullement par un organisme d'État, il est acquis de gré à gré dans le secteur privé.
La restauration « Quick halal » paye en réalité une dîme religieuse par rétribution du « sacrificateur » qui abat l'animal selon le rite, dont le revenu va pour large part à la mosquée dont il dépend. Trois établissements sont autorisés en France par le ministère de l'alimentation, de l’agriculture et de la pêche : la Grande mosquée de Paris, la Grande mosquée de Lyon, et la mosquée d'Évry Courcouronnes qui délivrent les permis d'abattage. C'est ainsi par exemple que la mosquée d'Évry a agréé en 2010, 140 sacrificateurs et touché ainsi une dîme religieuse.

Par ailleurs, le prix de la viande halal, tout comme celui de la viande cacher est aggravé d'un pourcentage qui va directement à l'institution religieuse. Le coordinateur social et éducatif de la mosquée d'Évry ne cache du reste pas que cet impôt religieux sert à payer les charges de sa mosquée : les salaires, le chauffage, l'eau...
Contrairement à certains cantons suisses ou aux Länder allemands qui prélèvent directement auprès de tous les assujettis un « impôt religieux » volontaire, rétrocédé aux différents cultes reconnus, la laïcité française l'interdit au nom de l'égalité entre croyants et non-croyants et au nom de la séparation entre l'État et les religions, pas plus du reste que l'État français ne prélève une T.V.A. spécifique pour les produits
bio.
Il faut ajouter que l'organisme indépendant de certification et de contrôle des produits halal (A.V.S.) regrette de n'avoir pas la maitrise exclusive sur l'ensemble du territoire des produits commercialisés sous le label halal : ceci ouvre une autre polémique de la part de tenants de l'application stricte de la Charia, ou d'autres tendances religieuses qui dénoncent la « contamination des viandes » avec d'autre produits non agréés, comme la bière ou des pâtisseries d'origine animale. L'État et ses institutions ne peuvent prendre partie.

Enfin, il est inadmissible qu'un organisme public comme la Caisse des dépôts puisse encourager une pratique religieuse qui est source d'un communautarisme étranger à la tradition française d'intégration, mais fréquent dans certains pays anglo-saxons.

Pour l'Observatoire International de la Laïcité : Jean-Michel QUILLARDET
(président) ; Fabien TAIEB ; Gérard FELLOUS ; Patrick-Eric LALMY

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3 septembre 2010,


L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires :


- rappelle que la laïcité n’est aucunement une atteinte à la liberté d’expression et que dans ces conditions, les positions prises ces jours derniers quant à la politique sécuritaire du gouvernement, par l’Eglise catholique sont tout à fait légitimes ;

- par contre dénonce, au moment où le ministre de l’Intérieur reçoit le Président de la Conférence épiscopale en suite de ses déclarations, à nouveau le caractère privilégié que le gouvernement accorde aux relations avec les autorités religieuses ;

- s’étonne en effet que le ministre de l’Intérieur n’ait pas aussi reçu, ensuite de leur indignation, le Président de la Ligue des Droits de l’Homme, les représentants de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, le Grand Orient de France, etc. ;

- marquant ainsi l’indifférence dont sont l’objet tous ceux qui militent pour les libertés individuelles, collectives et les Droits de l’Homme en ne se fondant pas sur une conception métaphysique de la société ;

- s’indigne que non seulement le Président de la conférence épiscopale soit reçu par le ministre de l’intérieur mais qu’il le sera également dans les prochains jours par le Président de la République ;

- affirme que la laïcité c’est la reconnaissance par l’État de toutes les sensibilités qu’elles soient spirituelles ou non et qu’en l’espèce seule a été à nouveau préférée la sensibilité religieuse.

En cela, l’attitude des pouvoirs publics constitue une atteinte aux principes de laïcité républicaine.

Jean Michel QUILLARDET,
Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires.

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23 juillet 2010,


L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires a pris connaissance de la décision du Conseil d’État rejetant les recours des associations de défense de la laïcité à l’encontre du décret ayant entériné l’accord du 18 décembre 2008 signé entre le ministre des Affaires étrangères français et les représentants du Vatican sur la reconnaissance mutuelle des diplômes universitaires.

Si naturellement l’Observatoire aurait préféré l’annulation pure et simple de ces accords, il n’en reste pas moins vrai que le Conseil d’État a encadré très strictement leur application.

Le Conseil d’État a d’abord confirmé le monopole de la délivrance des diplômes nationaux par l’université publique.

Par ailleurs, dans le cas des établissements étrangers sous l’autorité du Vatican, le Conseil d’État a fermement précisé qu’il n’y aurait pas automaticité de reconnaissance desdits diplômes : chaque université publique, de manière indépendante, devant juger si le diplôme d’un établissement catholique agréé par le Saint-Siège correspond au niveau universitaire requis.

Le Conseil d’État par conséquent encadre de manière contraignante l’application des accords du ministère des Affaires étrangères avec le Vatican.

La démarche des associations de défense de la laïcité n’a pas été vaine et nous pouvons nous en féliciter.


L’OBSERVATOIRE INTERNATIONAL DE LA LAÏCITÉ CONTRE LES DÉRIVES COMMUNAUTAIRES.

Son Président,

Jean-Michel Quillardet

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7 juillet 2010, courrier envoyé en RAR au maire d'Herblay

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5 juillet  2010

Laurence Marchand-Taillade s'étonne que le maire d'Herblay n'ait pas répondu à sa demande de participer au salon des associations et qu'il n'ai pas intégré l'Observatoire de la Laïcité au guide des associations édité annuellement et distribué à tous les Herblaysiens.


L'observatoire de la laïcité du Val d'Oise est pourtant implanté à Herblay.


Laurence Marchand-Taillade rappelle d'ailleurs que le maire d'Herblay avait déjà refusé de prêter une salle à l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise le 12 mars 2010.


Les obstacles répétés que le maire d'Herblay pose à l'action de l'observatoire de la laïcité posent question quant à son attachement aux valeurs républicaines.


Mme Marchand-Taillade adressera dès demain un recours gracieux à M. le Maire pour qu'il accorde un stand à l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise au salon des associations de la ville d'Herblay, du 5 septembre prochain, et qu'il intègre l'observatoire de la laïcité au guide des associations, conformément aux règles communément appliquées à l'ensemble des associations herblaisiennes.



Laurence MARCHAND-TAILLADE                                                                                                                                  Pascal-Eric LALMY
Présidente                                                                                                                                                                           Vice-président
Observatoire de la Laïcité Val d'Oise                                                                                                                             Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise
contact@observatoirelaicite95.org                                                                                                                                 Observatoire Internationale de la Laïcité et de lutte
www.observatoirelaicite95.org                                                                                                                                        contre les dérives communautaires
06 62 23 48 33


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10 juin 2010 : reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d'enseignements supérieurs protestants 


La reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d'enseignements supérieurs protestants annoncée par le président de la République, le 27 mai dernier, à l’occasion de l'inauguration du fonds Paul Ricoeur, porte une nouvelle fois atteinte à la laïcité.

L'article L 141-6 du code de l'éducation ne dispose-t-il pas que « le service public de l'enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique » ?

La laïcité n'est pas un postulat antireligieux mais un principe universel protecteur et dynamique, qui permet aux citoyens de bénéficier d'institutions républicaines protégées contre les excès ou les fondamentalismes, notamment religieux. C'est une garantie du plein exercice de la tolérance et du respect des pratiques religieuses.

Nous estimons que l'intervention de Nicolas Sarkozy en faveur de la reconnaissance de diplômes délivrés par les établissements d'enseignements supérieurs religieux remet en cause l'indépendance de l'enseignement supérieur, l'objectivité des savoirs enseignés et le principe de laïcité. En réaction à ces propos tenus à l'Institut protestant de théologie de Paris, défendons l'édification d'une charte de la laïcité dans l'enseignement supérieur !


Pascal-Eric LALMY
vice-président de l'observatoire international de la laïcité
conseiller municipal d'Osny
et
Laurence MARCHAND-TAILLADE
présidente de l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise

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9 juin 2010 : Communiqué sur la nécessité de veiller à l’application des principes républicains :

L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires n’a jamais considéré la laïcité comme une entrave à l’exercice de la liberté religieuse. Il a toujours rappelé que la laïcité n’était pas la sécularisation de la société, c'est-à-dire la négation du fait religieux dans l’histoire ou la culture d’un pays.

Il a toujours affirmé que la laïcité c’était la séparation des églises et de l’État, la reconnaissance de toutes les conceptions philosophiques de la connaissance de l’homme et du monde, la conception religieuse n’étant pas supérieure et ne devant pas être privilégiée aux conceptions agnostiques, matérialistes ou athées…

Par contre il ne peut rester indifférent à une emprise de plus en plus prégnante de la culture religieuse dans l’espace public.

À ce titre, citons quelques exemples récents :

1) Ainsi, le président de la République française a-t-il promis la reconnaissance des diplômes délivrés par l’enseignement supérieur protestant comme cela est le cas actuellement pour ceux de l’enseignement supérieur catholique. Mais il a surtout considéré que les religions étaient « dépositaires d’une partie essentielle de la sagesse humaine » face à la crise économique actuelle, rappelant l’esprit même du discours du Latran de 2008, si contesté.

2) De même, il est actuellement négocié avec l’État la cession d’importants terrains, notamment à Bercy, pour l’édification d’une église orthodoxe russe et ce par accord pris entre le gouvernement français et le gouvernement russe.

3) Le gouvernement algérien déclare envoyer en France cinquante-deux imams pour des missions d’orientation d’éducation et de culture au profit de la communauté musulmane, annonce faîte par le ministre algérien des affaires religieuses. Celui-ci a clamé : « vous vous devez d’être les dignes représentants de votre pays et de votre religion… ».

Le culte musulman doit s’exprimer librement dans notre pays, mais le fait qu’un gouvernement étranger, en l’espèce le gouvernement algérien, tente d’assurer la formation religieuse de la communauté musulmane de France est évidemment très inquiétant. En France, on est un citoyen avant d’être un musulman, un juif, un catholique, un protestant…

4) L’Aumônier musulman de la gendarmerie française a participé au rassemblement annuel de l’UOIF, tendance radicale de l’islam, et a donné un interview à un site islamiste également radical où l’on peut lire de la publicité pour un livre prônant l’interdiction de l’homosexualité et la mise à mort des apostats, sans que le ministère de la défense n’ait semble-t-il réagi.

5) Le ministère de l’intérieur a conféré le statut d’utilité publique à la Fondation pour l’École le 18 mars dernier. Ce statut permet de défiscaliser à hauteur de 75%, pour les assujettis à l’ISF, des dons à cette Fondation. L’objet social de cette fondation est de favoriser la création des écoles privées hors contrat !

L’Observatoire International de la Laïcité, face à ces situations diverses mais alarmantes, entend rappeler que le principe de laïcité, c’est :

- L’incompétence des religions à s’immiscer dans les affaires de l’État ;

- Mais aussi l’incompétence de l’État à s’occuper des affaires religieuses ;

- La séparation stricte entre le privé et le public ;

- La neutralité de l’État.

Il dénonce une tendance de plus en plus lourde à une confusion conceptuelle volontairement entretenue et l’envahissement dans la sphère publique de l’affirmation identitaire, souvent avec l’accord ou l’encouragement des pouvoirs publics.

Il appelle les élus politiques de tout bord à réagir et à veiller ferment à l’application des principes républicains.

Fait à Paris,

Le 9 juin 2010

L’Observatoire International de la Laïcité

Présidé par Jean Michel QUILLARDET

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8 juin 2010 : L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires entend apporter
tout son soutien à l’association BABY LOUP suite à une délibération en date du 1er mars
2010 de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE).


BABY LOUP est une association qui oeuvre depuis une vingtaine d’années en direction des familles et en particulier des femmes défavorisées et non diplômées, exclues du marché du travail et pénalisées par le manque de structures d’accueil pour leurs enfants.

Une salariée, directrice adjointe de la crèche et de la halte garderie s’est vue reprochée par la direction de l’association de porter le voile dans l’exercice de ses fonctions et il lui a été demandé à plusieurs reprises de devoir respecter l’article 5 du règlement intérieur de l’association qui stipule :

« Dans l’exercice de son travail, le personnel doit respecter et garder la neutralité d’opinion politique et confessionnelle en regard du public accueilli tel comme mentionné dans les statuts… ».

Ne pouvant obtenir le retrait du voile islamique de cette salariée, il a été procédé à son licenciement. La Haute Autorité saisie a considéré que ce licenciement était de nature discriminatoire, au motif qu’il s’agit d’une association de droit privé qui, n’étant dotée d’aucune délégation de service public, ne peut opposer le principe de laïcité et de neutralité. La Haute Autorité estime par ailleurs que le règlement intérieur ne peut prévoir une interdiction générale et absolue à la liberté religieuse se fondant au regard de l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme. Cette décision est grave. Elle remet en cause le fondement même du principe de la laïcité en faisant primer la liberté religieuse avant les principes de liberté de conscience et de neutralité. Cette délibération est, certes, circonscrite à une association de droit privé. Mais dés lors que le contrat associatif disposait clairement que les membres du personnel avait à  respecter strictement la neutralité politique, philosophique et religieuse, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et l’Egalité ne pouvait en aucun cas prendre une telle décision qui légitime la réaffirmation des identités communautaristes et des signes ostentatoires de nature religieuse incompatibles avec les règles de la République. L’Observatoire International de la Laïcité contre les dérives communautaires dénonce cette délibération de la HALDE. Par contre, il se réjouit des déclarations de la nouvelle présidente de la Haute Autorité, récemment nommée, Jeannette Bougrab, qui, dans une interview de presse récente, a ellemême contesté ladite délibération.

Fait à Paris,

Le 8 juin 2010

L’Observatoire International de la Laïcité

Présidé par Jean Michel QUILLARDET

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6 mai 2010 : L'observatoire de la Laïcité du Val d'Oise se prononce pour le vote d’une loi interdisant totalement le port du voile intégral dans l’espace public.


L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise est opposé au port dans l'espace public du voile intégral ou de toute tenue ou accessoire destiné à dissimuler son visage au regard d'autrui.
L’Observatoire de la Laïcité départemental considère la République non seulement comme un ensemble de règles régissant le pouvoir et son exercice, mais surtout comme un ensemble de valeurs humanistes orientant la vie en société. Valeurs et principes fondamentaux qui ont nom laïcité, dignité de la personne humaine, égalité des sexes et fraternité.

Le principe de laïcité invite les confessions à s’exprimer dans la sphère privée plutôt que dans l’espace public, qui doit rester un espace de neutralité. Le principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine nous paraît essentiel car le port de la burqa, souvent imposé, apparaît comme un symbole de soumission de la femme. Le principe d’égalité des hommes et des femmes, garantit à celles-ci des droits égaux. Le principe de fraternité, car le refus de présenter son visage est un refus d’entrer en relation avec autrui et étant incompatible avec la volonté de vivre ensemble qui est l’essence de la République.

Au regard de ces principes essentiels, figurant dans le bloc de constitutionnalité et dans nos engagements internationaux relatifs aux droits de l'homme, le port de tenues visant à dissimuler son visage dans l'espace public ne peut être admis.

Ainsi, L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise se prononce pour le vote d’une loi interdisant totalement le port du voile intégral dans l’espace public.

Laurence MARCHAND-TAILLADE                                                                                                                                                    Pascal-Éric LALMY
Présidente                                                                                                                                                                                             Vice-président

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1er avril 2010 : L'observatoire de la Laïcité du Val d'Oise dit non au tout Hallal chez Quick


Communiqué de presse

Le débat posé par une entreprise qui a décidé de ne servir que des plats Hallal pour augmenter ses marges, induit tout sauf une polémique stérile.

Nous sommes bien face à une démarche qui nuit de façon délibérée à la tradition républicaine laïque.

Un rappel : la Laïcité permet, par la neutralité de l’espace public en ce qui concerne les croyances, le bien vivre ensemble. Par là même, lorsqu’une personne fait le choix d'inscrire sa façon de se nourrir, ou de se vêtir, ou de se comporter avec d'autres personnes en fonction de dogmes édictés il y a plusieurs siècles, ce n’est acceptable que tant que la liberté d’autrui de ne pas se plier à ces dogmes est elle aussi respectée.


Les plats servis traditionnellement par Quick étaient, majoritairement, à base de viande de bœuf conventionnel et de porc. D’autres recettes, à base de poulet ou de poisson étaient proposées, permettant à ceux qui, par choix personnel, ne souhaitaient pas manger de porc ou de bœuf de se restaurer tout de même. Aussi, quand Quick ne sert plus de viande saignante et de porc dans certains de ses restaurant", cette entreprise impose au plus grand nombre les choix religieux de certains de ses clients.

Chacun peut, par choix, décider de manger dans un restaurant de culture et de religion différente et sait ce qu’il va y trouver. Ce qui est contestable ici c’est que, par stratégie marketing, la chaînes de restaurants –dont la caisse des dépôts et consignations françaises est l’actionnaire majoritaire – décide de changer les plats habituellement servis pour les remplacer afin de s’adresser prioritairement à une clientèle communautaire, et cela dans certains quartier uniquement. On privilégie ici les identités particulières et, ce faisant, on en fait la norme et on entérine par ces pratiques la ghettoïsation, la mise à l’écart, d’une partie entière de la population.


"Vivre ensemble dans le respect mutuel en permettant à chacun de vivre ses choix" doit être LE mot d'ordre sociétal de notre pays. Personne ne doit être enfermé, a priori, dans un carcan culturello-sociétal par qui que ce soit, sa famille, un clergé, ou l’industrie. Chacun doit pouvoir quitter le cadre culturello-sociétal dans lequel on l'a élevé, et l'État doit être garant de l'exercice de ce droit.

Or, s’agissant de la viande hallal, la règlementation européenne autorise des dérogations à l’obligation d'étourdissement de l'animal avant son abattage pour obéir aux rites juifs et musulmans. Ceux-ci stipulent en effet que l'animal ne peut être blessé et donc étourdi avant d'être égorgé. Autre obligation : cet abattage doit être accompli par un sacrificateur agréé pour que la viande soit halal. Mais d’après certaines études : 28% des bovins, 43% des veaux et 62% des ovins et caprins seraient occis selon un rite religieux. Des proportions bien supérieures aux consommations des Juifs et Musulmans. Ce qui signifie que l’exception est pour une large part devenue la règle, dans des proportions qui dépassent largement la consommation de viande hallal ou kasher par les pratiquants. Cette situation pose vraiment la question des conséquences à attendre de ces nouvelles exigences communautaristes pour la société dans son ensemble. Certaines entreprises vont-elles se plier à toutes les exigences communautaristes pour conquérir des marchés : ne recruter que des serveurs de certaines religions pour ne pas souiller la nourriture ? Faire voiler le personnel féminin dans les restaurants Hallal ? Diviser les espaces d’accueil du public en deux, une salle pour les hommes et une salle pour les femmes?

Il en va de notre projet républicain, nos élus ne peuvent pas rester silencieux face à ces pratiques qui remettent en cause la communauté citoyenne.


Cordialement,

Laurence MARCHAND-TAILLADE                                                                                                                                                    Pascal-Éric LALMY
Présidente                                                                                                                                                                                             Vice-président

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25 mars 2010 : Le 10 mars 2010, la 8ème Chambre du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donnait lecture de sa décision suite à l’audience publique du 2 février de la même année et a annulé la délibération du conseil municipal de l'agglomération de Cergy en date du 29/09/2005*, allant dans le sens de l’article 2 de la loi de 1905 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »

Ainsi, nous pouvons à titre indicatif dire que les baux emphytéotiques semblent davantage adaptés à des bailleurs sociaux ou à des constructions de logements d’accès à la propriété et qu'octroyer ce type de bail à un culte quel qu’il soit s’assimile à du financement indirect.

De même nous dénonçons le décloisonnement des associations culturelles (type 1901) et des associations religieuses (type 1905) pour permettre le financement du religieux via le culturel sur fonds publics.

On ne peut cautionner ce type de démarche, quand on sait qu'il s'ouvre en moyenne un lieu de prière ou de culte par jour en France (sans subvention de l'État) et que l'État et les collectivités territoriales manquent par contre cruellement d'argent pour le culturel et le social.

L'observatoire de la Laïcité ne remet pas en question la liberté de pensée et ne s'inscrit pas dans un combat anti-religieux mais souhaite plutôt défendre la Laïcité, comme fondements de la République et du vivre ensemble, dans un contexte où les déclarations ambiguës du chef de l'État de ces derniers mois, poussent à craindre une remise en question, de plus en plus fréquente du principe Laïque.

Nous encourageons donc les maires de notre département à trouver des solutions pour que la liberté de culte soit effective, tout en respectant la loi. Nous nous tenons d'ailleurs à leur disposition pour les conseiller et les aider dans cette démarche.

Laurence MARCHAND-TAILLADE, Présidente


*29 septembre 2005 , le conseil municipal de Cergy vote à l’unanimité (44 pour) la délibération suivante :

Objet : BAIL EMPHYTEOTIQUE ADMINISTRATIF AU BENEFICE DE LA FEDERATION MUSULMANE DE CERGY


Le Conseil Municipal


Vu la loi n°82.213 du 2 mars 1982, relative aux droits et liberté des Communes

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales et notamment les articles L 1311-9 et suivants,

Vu le Code rural,

Vu le Code de l’urbanisme

Vu les délibérations du Conseil municipal n°40 du 30 juin 2005, n°13 du 27 juin


Considérant qu’il convient de permettre aux Cergyssois de confession musulmane de disposer d’un lieu de culte leur permettant d’exercer librement et dignement leur croyance


Considérant qu’il convient de consentir à la Fédération Musulmane de Cergy un bail emphytéotique sur la parcelle située à l’angle de l’Avenue du Hazay et du Mail du Point du Jour d’une surface de 2350 m² cadastrée DW numéro 343,


Considérant l’avis de la Commission municipale de réflexion sur un lieu de culte musulman,


Délibère à l’unanimité

(Pour : 44)


ACCEPTE de consentir à la fédération Musulmande de Cergy un bail emphytéotique sur la parcelle située à l’angle de l’Avenue du Hazay et du Mail du Point du Jour d’une surface de 2350 m² cadastrée DW numéro 343 en vue de la construction d’un lieu de culte moyennant le versement d’un loyer de base 657,88€/an tenant compte de la valeur vénale du terrain

APPROUVE le bail emphytéotique à intervenir avec Fédération Musulmane de Cergy en vue de la construction d’un lieu de culte.

AUTORISE M. le Maire à signer ledit bail.

DIT que les crédits correspondants seront inscrits au budget communal.

Le Maire

Dominique LEFEBVRE


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13 mars 2010 : Le lancement de l'observatoire de la laïcité à Eragny sur Oise a été un franc succès.

C'est plus d'une cinquantaine de personnes qui sont venues découvrir une exposition sur la laïcité et écouter la conférence donnée par M. Jean-Michel QUILLARDET et animée par Pascal-Eric LALMY.

Mme Dominique GILLOT maire d'ERAGNY-SUR-OISE et ancienne ministre, qui est passée saluer l'observatoire de la laïcité a été chaleureusement accueillie et remerciée pour l'aide qu'elle nous a apportée. Elle a rappelé l'importance de cette valeur républicaine pour le vivre-ensemble dans les communes.

Laurence Marchand-Taillade a présenté le programme d'action de l'observatoire pour 2010. Trois conférences sont prévues, un prix de la laïcité sera remis en décembre à la commune qui aura pris une initiative particulière en faveur de la laïcité et un livret de la laïcité pour expliquer cette grande valeur républicaine aux collégiens et les lycéens.

Cette soirée s'est tenue en présence de M. André Petit, maire honoraire d'Eaubonne et ancien député qui a accepté de parrainer l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise et d'Elisabeth Boyer, conseillère régionale PRG d'Ile-de-France.


En pièce jointe, quelques photographies qui vous permettront de vous faire une idée de cette belle soirée qui s'est terminée vers minuit par un pot de l'amitié et de nombreuses adhésions.

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10 mars 2010 : Lancement de l'observatoire


Madame Laurence MARCHAND-TAILLADE

Président de l’observatoire de la Laïcité Val d’Oise

&

Monsieur Pascal Eric LALMY

Vice président

 

 

Ont l’honneur de vous convier à la présentation du programme 2010 de

L’observatoire de la laïcité du Val d’Oise

 

 

En présence de

Monsieur Jean-Michel QUILLARDET

Président de l’observatoire International de la Laïcité

&

Madame Dominique GILLOT

Maire d’Eragny sur Oise et ancien ministre

 

 

Le vendredi 12 mars 2010 à 20h30

Salle des Calandres

Rue de la Papeterie à Eragny


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9 mars 2010 : L'observatoire de la Laïcité du Val d'Oise privé de salle


Le maire UMP de la ville d'Herblay Mr Patrick BARBE, oppose une fin de non recevoir à la demande de l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise, antenne départementale de l'Observatoire International de la Laïcité contre les dérives communautaires.

En effet , L'observatoire départemental dont le siège social se situe à HERBLAY et dont la Président Laurence Marchand Taillade qui réside depuis toujours sur la ville avait demandé auprès des services communaux une salle à l'école Jean Jaurès pour le lancement officiel de l'association. Cette salle était libre et un accord oral avait été donné par les services. Le Maire D'Herblay de manière déloyale, a attendu la dernière semaine et que la communication et les invitations ait été lancées pour refuser la demande et proposer une salle pouvant accueillir maximum 15 personnes à un evenement qui en attend 80.

Le Maire d'Herblay par cette posture injuste exprime son aversion pour la Laïcité et la démocratie. Nous en prenons acte.

Devant un tel comportement, qui nuit aux intérêts de tous et que nous ne pouvons que condamner, nous avons décidé de donner cette conférence dans une autre commune. Le lieu vous sera indiqué ultérieurement.